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Adoption d’un nouvel accord sur les changements climatiques par la COP21
13 décembre 2015, par

Pour la première fois depuis 1997, date de l’adoption du Protocole de Kyoto, les pays du monde ont réussi à dépasser leurs divergences pour préserver l’essentiel. Ils ont adopté hier l’Accord de Paris. Le rassemblement sur l’essentiel l’a emporté sur la défense des intérêts particuliers. L’Accord de Paris est la confirmation qu’à La Réunion, ceux qui appellent au rassemblement ont raison. Car si à Paris la mentalité de diviseur l’avait emporté, alors tout était perdu.
L’Accord de Paris a été adopté hier par 195 pays. Cela signifie par exemple que des pays comme la Chine, future première puissance économique mondiale, les États-Unis, principal pollueur historique, et Tuvalu, pays de 10.000 habitants menacé de disparaître à cause de la montée des océans, sont tombés d’accord sur un texte commun.
C’est une première depuis près de 20 ans. En 1997, le Protocole de Kyoto était le dernier accord ayant réussi à rassembler l’unanimité. Depuis, tous les espoirs mis dans les grands sommets sur le climat avaient été déçus.
Une première occasion s’était présentée lors de la COP15 à Copenhague en 2009. Le passage en force tenté par quelques pays pour obtenir un accord déséquilibré n’avait pas réussi. Les Tuvalu avaient lancé la révolte, soutenues par les pays de l’Alliance bolivarienne pour le développement (ALBA), et le G77+Chine. Cet échec avait reporté tous les espoirs sur la conférence COP21 de Paris.
À une semaine de la date butoir, beaucoup de paragraphes importants étaient encore en suspend. Les différends ont réussi à être aplani pour aboutir à ce que Laurent Fabius, président de la COP, présente comme un accord « différencié, juste, durable, équilibré, dynamique et juridiquement contraignant »
Il prévoit en effet de tenir compte des différents degrés de responsabilités des pays dans la crise actuelle. Il fixe comme objectif de rester bien en-deçà des deux degrés, au sujet de la hausse des températures depuis l’époque préindustrielle. Rappelons que les îles revendiquaient une limitation de 1,5 degré pour sauvegarder leur dernière chance de ne pas être englouties par la montée du niveau des océans.
L’accord prévoit aussi des mesures pour l’adaptation, et le renforcement de la solidarité mondiale. D’ores et déjà, un rendez-vous est fixé en 2020 pour une révision à la hausse des engagements nationaux de diminution des émissions de gaz, et des contributions au fonds de solidarité mondiale pour permettre aux pays les plus vulnérables de s’adapter aux effets des changements climatiques dont ils ne sont pas responsables.
À Paris, le monde a réussi à saisir une fenêtre de tir pour sauver l’essentiel. L’Accord de Paris est la confirmation qu’à La Réunion, ceux qui appellent au rassemblement ont raison. Car si à Paris la mentalité de diviseur l’avait emporté, alors tout était perdu.
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