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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
COP21
5 décembre 2015

L’Afrique a fortement contribué à améliorer le texte de négociation sur les changements climatiques de Paris, a déclaré l’avocat sénégalais Mamadou Guèye, membre du Programme des jeunes juristes spécialistes du changement climatique.
Dans une interview avec la PANA, dans le cadre de la tenue à Paris de la 21e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur les changements climatiques, Mamadou Guèye a déclaré : « En ce qui concerne la COP de Paris, les Africains ont beaucoup contribué à la version finale du texte de négociation. On ne comprenait pas grand-chose dans la version initiale de ce texte et l’Afrique s’est fortement impliquée pour qu’on ait une version compréhensible. On a donc contribué à avoir un texte de négociation à Paris ».
Parlant de la méthode de travail au sein du groupe des jeunes juristes, M. Guèye a expliqué : « Généralement dans notre groupe, quand un texte sort, on le regarde en termes de draft, en termes de configuration juridique pour voir si les aspects qui intéressent l’Afrique sont correctement transmis.
« Si ce n’est pas le cas, on porte l’alerte. On fait des propositions et on fait en sorte que le texte qui va sortir comporte nos options. Vous savez en droit, on fait dire beaucoup de choses en une virgule. C’est un travail de veille que nous essayons de faire », a-t-il ajouté.
Abordant le rôle du Programme des jeunes juristes spécialistes du changement climatique, M. Guèye a déclaré : « Notre rôle en tant que juriste est de conseiller l’AGN (Groupe des négociateurs africains en matière de changement climatique) ».
« Il y a beaucoup à voir et personne ne peut grand-chose sans spécialisation. On est structuré en plusieurs domaines, certains s’occupent d’adaptation, d’autres d’atténuation, d’autres encore de finances. Moi, je reste à voir strictement les questions juridiques et procédurales », a-t-il poursuivi.
Pour M. Guèye, la mission du Programme de jeunes africains (Yal) se résume en un travail de veille juridique auprès de l’AGN. « Pour les négociations, le travail ne fait que commencer, il va y avoir un accord, mais c’est sur plusieurs années et le groupe va continuer jusqu’en 2020 et après. C’est important d’avoir un groupe de jeunes qui pourront suivre et mener la veille juridique sur plusieurs années ».
Le Programme de jeunes juristes africains (Yal) est, rappelle-t-on, établi en vertu du Programme ClimDev-Afrique. Il a pour objectif principal de renforcer la position commune de l’Afrique comme base de négociation et de veiller à ce que l’Afrique obtienne le meilleur accord possible dans le cadre du processus de la Convention-cadre des Nations unies pour les changements climatiques (CNUCC).
Le programme offre des possibilités pour le renforcement de l’expertise des jeunes juristes africains sur le changement climatique à l’appui des réponses nationales des pays africains concernant la lutte contre le changement climatique à travers la formulation de politiques, des stratégies et des lois.
Le programme compte actuellement un effectif de 12 juristes membres en provenance de neuf pays (Botswana, Ethiopie, Kenya, Nigeria, Sénégal, Soudan, Swaziland, Ouganda et Zambie) sur la base de leur connaissance des processus de la CNUCC. Les membres du Yal sont directement impliqués dans la conception et la négociation d’un nouvel accord international sur le climat juridiquement contraignant.
Les membres aident les coordonnateurs principaux du Groupe de négociateurs africains (AGN) dans les négociations conduisant à un nouvel accord international sur le climat juridiquement contraignant, en prodiguant des conseils juridiques afin de s’assurer que les intérêts de l’Afrique sont reflétés dans ledit accord.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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