Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Conférence de presse concluant le Sommet africain sur le climat
12 septembre 2025, par

Le deuxième Sommet africain sur le climat (ACS2) s’est achevé par un message fort : l’Afrique refuse d’être seulement perçue comme victime du dérèglement climatique et revendique son rôle de moteur de solutions. Placée sous le thème « Accélérer les solutions mondiales pour le climat : financer un développement africain vert et résilient », la rencontre, organisée par l’Éthiopie et l’Union africaine, a réuni plus de 25 000 participants.
Le moment clé fut l’adoption de la Déclaration d’Addis-Abeba, qui appelle à renforcer le soutien aux initiatives africaines, telles que la Grande Muraille Verte, l’African Forest Landscape Restoration Initiative ou encore l’Éthiopian Green Legacy.
Les annonces financières ont été nombreuses. L’Africa Climate Innovation Compact et le African Climate Facility, lancés à l’initiative du Premier ministre Abiy Ahmed, ambitionnent de mobiliser 50 milliards de dollars par an pour développer 1 000 solutions africaines dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’eau, des transports et de la résilience d’ici 2030. Parallèlement, la Banque africaine de développement a confirmé l’opérationnalisation d’un fonds africain pour le climat, tandis que des institutions financières du continent se sont engagées à soutenir l’Africa Green Industrialisation Initiative à hauteur de 100 milliards de dollars.
Des partenaires internationaux ont également répondu présents : le Danemark a annoncé 79 millions de dollars pour la transformation agricole et l’Italie a confirmé 4,2 milliards via son fonds climat, dont 70 % destinés à l’Afrique. L’Union européenne, via la BEI, a multiplié les accords d’assistance technique avec des banques éthiopiennes.
Au-delà des chiffres, ACS2 a fait émerger une vision commune : accès universel à l’énergie propre, hausse des investissements dans les renouvelables – de 2 % à 20 % d’ici 2030 – et stratégie pour que les terres rares profitent aux économies africaines.
Ce sommet marque une étape décisive vers la COP30 à Belém, où l’Afrique entend peser de tout son poids. L’ACS2 a démontré que notre continent peut rassembler, innover et tracer la voie d’une croissance au bénéfice du monde entier.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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