Conférence de presse concluant le Sommet africain sur le climat

ACS2 : L’Afrique affirme son leadership climatique à l’issue du deuxième Sommet africain sur le climat

12 septembre 2025, par Manuel Marchal

Le deuxième Sommet africain sur le climat (ACS2) s’est achevé par un message fort : l’Afrique refuse d’être seulement perçue comme victime du dérèglement climatique et revendique son rôle de moteur de solutions. Placée sous le thème « Accélérer les solutions mondiales pour le climat : financer un développement africain vert et résilient », la rencontre, organisée par l’Éthiopie et l’Union africaine, a réuni plus de 25 000 participants.

Le moment clé fut l’adoption de la Déclaration d’Addis-Abeba, qui appelle à renforcer le soutien aux initiatives africaines, telles que la Grande Muraille Verte, l’African Forest Landscape Restoration Initiative ou encore l’Éthiopian Green Legacy.

Développer 1 000 solutions africaines

Les annonces financières ont été nombreuses. L’Africa Climate Innovation Compact et le African Climate Facility, lancés à l’initiative du Premier ministre Abiy Ahmed, ambitionnent de mobiliser 50 milliards de dollars par an pour développer 1 000 solutions africaines dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de l’eau, des transports et de la résilience d’ici 2030. Parallèlement, la Banque africaine de développement a confirmé l’opérationnalisation d’un fonds africain pour le climat, tandis que des institutions financières du continent se sont engagées à soutenir l’Africa Green Industrialisation Initiative à hauteur de 100 milliards de dollars.

Accès universel à l’énergie propre, hausse des investissements dans les renouvelables

Des partenaires internationaux ont également répondu présents : le Danemark a annoncé 79 millions de dollars pour la transformation agricole et l’Italie a confirmé 4,2 milliards via son fonds climat, dont 70 % destinés à l’Afrique. L’Union européenne, via la BEI, a multiplié les accords d’assistance technique avec des banques éthiopiennes.

Au-delà des chiffres, ACS2 a fait émerger une vision commune : accès universel à l’énergie propre, hausse des investissements dans les renouvelables – de 2 % à 20 % d’ici 2030 – et stratégie pour que les terres rares profitent aux économies africaines.

Ce sommet marque une étape décisive vers la COP30 à Belém, où l’Afrique entend peser de tout son poids. L’ACS2 a démontré que notre continent peut rassembler, innover et tracer la voie d’une croissance au bénéfice du monde entier.

M.M.

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