La honte pour les élus réunionnais
22 septembre, parDes fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Des objectifs décevants pour beaucoup
12 août 2015, par

En vue de la conférence mondiale sur le climat qui aura lieu à Paris en décembre, l’Australie a annoncé mardi 11 août son intention de baisser ses émissions de gaz à effet de serre de 26 à 28 % d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005.
Pour de nombreuses personnalités politiques et associatives, les objectifs présentés hier par l’Australie sont « trop modestes par rapport à ceux déjà dévoilés par d’autres économies développées ». Le chiffre annoncé par Tony Abbott se situe en dessous des recommandations de l’Autorité australienne sur le changement climatique.
Ces taux s’expliquent par le scepticisme du Premier ministre vis-à-vis des questions climatiques. Pour lui, les changements climatiques sont des « foutaises absolues ». Pourtant, l’Autorité australienne sur le changement climatique, composée d’experts indépendants, a recommandé en juillet une réduction des émissions de GES par l’Australie de 40 à 60 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2000.
Ces chiffres permettraient de réellement contribuer à l’objectif mondial d’une limitation de la hausse de 2 degrés Celsius de la température moyenne mondiale par rapport à l’ère pré-industrielle.
Le pays compte réduire de 5 % ses émissions d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 2000. « Nous devons être responsables sur le plan environnemental, mais nous devons l’être aussi sur le plan économique," a assuré Tony Abbott. Raison pour laquelle, il a fixé des objectifs peu élevés : « nous devons réduire nos émissions d’une manière qui soit compatible avec la poursuite de la croissance. »
« Nous sommes parvenus à la décision que notre objectif pour 2030 se situera dans la fourchette de 26 à 28 %", a déclaré Tony Abbott. Mais, il ne programmera pas sur une « fermeture massive » de l’activité charbon dont le pays est un grand exportateur. Pour ce dernier, cet engagement est « un bon objectif, solide, responsable du point de vue économique, responsable du point de vue environnemental ».
Premier exportateur mondial de charbon et de minerai de fer, l’Australie est l’un des plus gros émetteurs de carbone par habitant. D’ailleurs, une grande partie de l’électricité du pays est produite par des centrales à charbon. Tony Abbott est un ardent défenseur de l’industrie houillère, il a d’ailleurs supprimé l’an dernier une taxe sur le carbone et un plan visant à mettre en place un marché de crédits carbone.
L’opposition accuse, selon Reuters, Tony Abbott d’avoir truqué la donne en changeant l’année de référence, 2005, qui a marqué un pic d’émissions dans le monde. De leur côté, les travaillistes se sont engagés le mois dernier à réinstaller un marché des crédits carbone et à augmenter la part du renouvelable dans le mix énergétique à 50 % d’ici 2030.
Le Parti Vert a dénoncé l’“archaïsme” du Premier ministre. « Tony Abbott est bloqué dans les schémas économiques du XIXe siècle, dépossédant ce pays de son potentiel », a indiqué Larrisa Water, sénatrice du parti écologiste, dans un communiqué.
Pour l’Australian Conservation Foundation (ACF), il s’agit d’"un objectif défaitiste qui ne démontre aucune foi dans la capacité des Australiens à s’adapter, à innover et à effectuer une transition vers une économie propre ».
Selon un sondage réalisé la semaine dernière par le groupe d’études Climate Institute, 63 % des Australiens veulent davantage d’actes sur cette question, soit une hausse de six points de pourcentage par rapport à 2014.
Des fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
In kozman pou la rout
Conséquence du sabotage du plan d’autonomie énergétique depuis 2010
Manque d’anticipation et mauvaise gestion
Point 57 de l’ordre du jour de l’ Assemblée générale des Nations unies
Crise du capitalisme occidental
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?