Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Une manifestation médiatisée oublie l’essentiel
6 février 2018, par

La manifestation médiatisée sur une plage de l’Ouest dimanche ne doit pas masquer l’essentiel : la nécessité d’un plan global pour s’adapter aux menaces venant de la mer. Cela ne concerne pas seulement les restaurants de la plage de l’Ermitage, mais également d’autres régions de l’île dont le projet de l’Ecocité de Cambaie, condamnée par avance par la montée du niveau de la mer.
Une manifestation a été mise en avant par certains médias. Elle avait lieu dimanche et visait apparemment les restaurants situés sur la plage de l’Ermitage à Saint-Paul. La lecture de la motion que les initiateurs de cette action comptent déposer à la préfecture montre les véritables motivations. Il s’agit de mettre en avant une députée soutenue par Didier Robert, de cibler le propriétaire d’un restaurant et de fustiger la politique de la commune. La question des menaces qui pèsent sur le littoral est trop importante pour être prétexte à une approche aussi réductrice. La protection des plages et des lagons passe par une réflexion sur l’adaptation au changement climatique.
En effet, la région de l’Ermitage est particulièrement vulnérable. La plage est protégée par un récif corallien. Or avec le réchauffement climatique, le corail se meurt et ne se renouvelle plus comme avant. À cela s’ajoute la montée du niveau de la mer. Les restaurants ne seront donc pas les seuls à être obligés de déménager par la force des choses. Les riverains de la plage doivent également se préparer.
Car avant que ce quartier ne soit touché par l’urbanisation, c’était un marécage. Il est en effet l’exutoire de six ravines. Toutes ont été bouchées par le bétonnage sauf une. Cela fait craindre une catastrophe en cas de fortes pluies conjuguées à la houle cyclonique. Les plus anciens se souviennent qu’une vague était allée jusqu’à l’usine de Bruniquel distante de plus d’un kilomètre du rivage. Ceci rappelle que pour l’Ermitage, le véritable problème est l’aménagement qui n’a pas tenu compte de la menace de l’océan. Il ne date pas d’hier, c’est la conséquence de décennies de politiques menées par les maires qui se sont succédé à Saint-Paul.
C’est le littoral de toute l’île qui est concerné. Une étude du BRGM indique notamment qu’avec la montée du niveau de la mer, le centre-ville de Sainte-Suzanne sera inondé en permanence. Il faudra donc s’adapter. Autant dire que si le centre-ville de Sainte-Suzanne est voué à l’inondation, les habitants de l’Ermitage seront dans la même situation et devront déménager. Les restaurants de la plage devront faire de même.
Le plus inquiétant dans l’Ouest, c’est la volonté de construire une ville nouvelle à Cambaie. Il est prévu qu’elle accueille plusieurs dizaines de milliers d’habitants. Elle deviendrait la principale agglomération de cette région de l’île. Or le lieu envisagé est une plaine côtière. Elle sera également inondée en raison de la montée du niveau de la mer.
Le même problème se pose dans l’Est avec le projet d’un port à Saint-André et de toutes les activités qui vont avec.
C’est bien une autre politique qui est nécessaire, avec comme objectif principal la protection de la population. Cela passe par le renoncement à des projets qui sont condamnés par le changement climatique.
M.M.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture