Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
L’ONU étudie les rapides modifications de cette surface où l’eau est à l’état de glace
31 mai 2023, par
La diminution de la banquise ou encore la fonte des glaciers sont des modifications rapides et parfois irréversibles de la cryosphère - surface où l’eau est à l’état de glace - en raison du changement climatique nécessitant une coordination internationale de toute urgence, a alerté l’ONU ce 30 mai.
Des pays membres de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) réunis actuellement en Congrès à Genève, ont incité l’ONU à approuver une résolution qui fait de l’étude des modifications de la cryosphère « une de ses principales priorités », a déclaré une porte-parole de l’agence onusienne, Clare Nullis, lors d’un point presse.
Cette décision a été prise « compte tenu des impacts croissants de la diminution de la banquise, de la fonte des glaciers, des calottes glaciaires, du pergélisol et de la neige sur l’élévation du niveau de la mer, les risques liés à l’eau et la sécurité de l’eau, les économies et les écosystèmes », a expliqué Clare Nullis.
Les plus grands spécialistes en météorologie du monde entier sont réunis du 22 mai au 2 juin à Genève pour élire le nouveau secrétaire général de l’organisation et discuter de nombreux sujets. Parmi lesquels, les effets du réchauffement climatique sur la cryosphère, qui regroupe banquise, glaciers, calottes polaires et sols gelés en permanence.
La résolution adoptée appelle à une meilleure coordination des observations et des prévisions, ainsi que sur l’échange de données et de la recherche. De son côté, l’OMM va intensifier ses activités sur le sujet.
« La question de la cryosphère n’est pas qu’un sujet brûlant pour l’Arctique et l’Antarctique, c’est aussi un problème mondial », a observé le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas, dans un communiqué.
Lors des débats, des délégués du monde entier - des petits Etats insulaires des Caraïbes à l’Afrique, de la Russie au Canada - ont fait part de leurs inquiétudes face aux modifications rapides, et pour certaines irréversibles, de la cryosphère, a relevé Clare Nullis.
« Nous avons besoin de plus de surveillance pour surveiller l’ampleur et la vitesse du changement. Et nous devons vraiment réfléchir sérieusement à la gestion des ressources en eau », a-t-elle insisté.
Cette dernière a ainsi souligné en guise d’exemple que plus d’un milliard de personnes dépendent de l’eau qui provient de la fonte des neiges et des glaciers : lorsque les glaciers auront disparu, « pensez à ce qui arrivera à la sécurité de l’approvisionnement en eau de l’eau de ces gens ». Quant au pergélisol arctique, qualifié de « géant endormi », il stocke deux fois plus de carbone que l’atmosphère aujourd’hui, a relevé la porte-parole.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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