À New York, la fumée rend l’air irrespirable

La fumée des incendies au Canada se dissipe au-dessus des Etats-Unis

10 juin 2023, par temoignagesceline

Le nord-est des Etats-Unis respire de nouveau car la fumée des incendies au Canada, ayant provoqué des alertes à la pollution de l’air pour plus de 100 millions d’Américains cette semaine, s’est peu à peu dissipée ce vendredi.

A New York comme à Washington, la qualité de l’air est désormais à un niveau "modéré" (jaune), selon l’indice de l’Agence américaine de protection de l’environnement.

Pourtant à Washington, les enfants des écoles publiques de la ville ne peuvent toujours pas passer leurs récréations dehors, par précaution. Tandis qu’à New York, les écoliers des établissements publics suivent eux leurs cours à distance, une mesure annoncée la veille.

Les concentrations en particules fines sont 10 à 20 fois plus basses le 9 juin matin à Washington comparé à la même heure la veille, a déclaré à l’AFP Ryan Stauffer, scientifique à la Nasa spécialisé dans la pollution atmosphérique.

"L’amélioration est notamment liée à la direction des vents ayant changé au Québec, où font rage les incendies", a-t-il expliqué. Les vents ne poussent plus directement la fumée vers le sud. De plus, des précipitations ont limité l’intensité des feux, et donc une arrivée de fumée supplémentaire. Le nuage principal ayant affecté le pays est lui désormais au-dessus de l’Océan atlantique, a précisé Ryan Stauffer.

Cet épisode de pollution atmosphérique, rare et intense, a duré les 7 et 8 juin, perturbant la vie de millions d’Américains. Des vols ont été retardés dans de nombreux aéroports pour cause de visibilité réduite, et les masques avaient fait leur réapparition dans les rues.

Malgré cette amélioration, le Canada reste confronté à un début de saison des incendies sans précédent. 214 feux sont encore actifs dont 93 hors de contrôle selon le premier ministre Justin Trudeau.

Le 9 juin, quelque 140 incendies étaient toujours actifs au Québec dont près de 80 hors de contrôle. Plus 13.000 personnes ont dû être évacuées depuis le début du mois de juin dans la province francophone.

Des centaines de pompiers étrangers sont arrivés pour aider les Québécois confrontés à ces feux impressionnants, dont beaucoup sont situés dans des zones de forêt boréale très reculées.

Avec près de 900.000 hectares touchés par les incendies, selon les autorités, le Québec vit une saison historique. Deux fois plus de départs de feux ont été recensés depuis janvier par rapport à la moyenne à cette époque sur les 10 dernières années.

Le patron de l’ONU, des organisations environnementales ainsi que des responsables politiques américains ont souligné cette semaine le besoin de combattre le changement climatique, qui exacerbe le risque d’incendies.


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus