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14 août 2012

Quelques semaines après le Sommet Rio+20, les Nations unies lancent une première initiative sur le seul point d’accord de cette conférence : la protection des océans et des habitants des zones littorales. Tous les moyens doivent être engagés d’urgence pour protéger la population des effets de la montée maintenant inévitable du niveau des océans : résister aux cyclones plus forts, et faire face à un risque d’inondation beaucoup plus élevé.
Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a lancé dimanche à Yeosu, en République de Corée, une nouvelle initiative visant à protéger les océans et les populations qui en dépendent, appelant la communauté internationale à œuvrer de concert à une exploitation plus viable de leurs ressources et à répondre aux défis auxquels ils font face.
« Les océans jouent un rôle-clef dans la préservation de la vie sur la planète », indique M. Ban dans le Pacte, rappelant « qu’ils servent à l’acheminement de 90% du commerce mondial, et dans les échanges entre les populations, les marchés et les moyens et ressources économiques ».
Le Pacte des Nations unies sur les océans vise à mobiliser et renforcer la capacité du système de l’ONU à soutenir les actions des gouvernements et à promouvoir l’engagement des organisations intergouvernementales et des ONG, mais aussi des milieux scientifiques, du secteur privé et de l’industrie dans la réponse à apporter aux défis de la protection, de la restauration et de la productivité des océans, « pour le bénéfice des générations présentes et futures ».
Les océans en danger
Le lancement de cette initiative coïncide avec le trentième anniversaire de l’ouverture à la signature de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Considérée comme une véritable « constitution des océans », cette Convention forme la base de toute action nationale, régionale ou mondiale dans le secteur maritime.
Les hommes, a prévenu le Secrétaire général, ont mis les océans en danger et leur font courir des risques de dommages irréversibles du fait de la surpêche, des changements climatiques, de l’acidification des eaux marines, de la pollution, du développement non durable des zones côtières. Sont également en cause les conséquences négatives de l’extraction de ressources qui entraîne une perte de la biodiversité, la diminution du nombre des espèces, la dégradation des habitats marins et la perte de leurs fonctions écologiques.
Pour y remédier, le Pacte sur les océans offre au système des Nations unies une vision stratégique conforme aux recommandations de la Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20). Il prend également en charge la mise en œuvre des instruments pertinents existants, en particulier la Convention sur le droit de la mer.
Protégeons les populations
Afin de parvenir à des « océans sains pour la prospérité », le Pacte établit trois objectifs à atteindre : protéger les populations et améliorer la santé des océans ; protéger et sauvegarder l’environnement des océans et leurs ressources naturelles ; et renforcer la connaissance et la gestion des océans.
L’une des recommandations du Secrétaire général est la création d’un groupe consultatif sur les océans, composé des chefs de secrétariat des agences et organismes des Nations unies concernés, des décideurs de haut niveau, des scientifiques, des experts de renom spécialisés dans les affaires maritimes, et des représentants du secteur privé, d’ONG et d’organisations de la société civile. Ce groupe consultatif aura également un rôle de conseil sur les stratégies de mobilisation des ressources qui seront nécessaires à la mise en œuvre du Plan d’action pour le Pacte des océans.
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