Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
5 juin 2009, par

Récemment, les entrepreneurs réunionnais étaient invités, par la CCIR, à un atelier Développement Durable, co-organisé avec la Délégation Régionale de l’ADEME et portant sur le thème du Bilan Carbone Produit. L’objectif pour la Chambre consulaire était que les entreprises réunionnaises s’approprient cet outil de mesure de la dépendance énergétique afin de faire face aux enjeux liés au développement durable.
La relation entre activités économiques et industrielles et émission de gaz à effet de serre n’est aujourd’hui plus à démontrer. Le transport des marchandises, les infrastructures et bâtiments, le déplacement des personnes, les déchets, etc… contribuent à l’émission de ce gaz. En prenant l’exemple de l’entreprise Courtepaille, l’ADEME analyse l’émission du gaz à effet de serre par poste et peut ainsi dresser un bilan carbone. C’est le poste “transport” qui produit le plus de gaz à effet de serre avec 9.759 tonnes équivalent carbone. Arrivent en seconde position les “matières premières” avec 4.980 tonnes équivalent carbone, suivi par le poste “matériaux pour emballages” 3.589 tonnes et les “énergies” 1.829 tonnes. L’empreinte carbone produit peut donc être obtenue en additionnant l’ensemble des gaz à effet de serre émis par unité de produit. Il s’agira par la suite de travailler sur ces postes, gros consommateurs d’énergie, afin de diminuer la production de CO2. Aujourd’hui, de nombreuses entreprises jouent le jeu et choisissent un étiquetage spécial sur lequel le client peut prendre connaissance du bilan CO2 ou l’indice carbone de ce qu’il achète. Il s’agit également d’un outil de vente non négligeable pour les entreprises qui adoptent un mode de production moins polluant et qui veulent le faire savoir aux clients. Nous savons que de plus en plus de ménages sont soucieux de l’environnement et privilégient des produits plus respectueux de la nature.
Améliorer la qualité environnementale des produits
Lors de l’atelier, l’ADEME a proposé aux entrepreneurs réunionnais l’exemple de Casino (France métropolitaine) qui a déjà publié le bilan carbone du Groupe. Il s’agit de la 1ère entreprise en France à avoir utilisé l’étiquetage environnemental sur des produits alimentaires. Sur les 1,3 million de tonnes équivalent CO2 produits par le Groupe, 38% proviennent du « transport des clients », 19% des « fuites de fluides frigorigènes » et 16% du « transport des marchandises ». Afin de diminuer la production de CO2, l’entreprise a mis en place diverses actions, notamment la modernisation des meubles froids, de la flotte des véhicules pour le transport de marchandises, etc… A la fin 2008, 821 tonnes de CO2 ont été économisées, et pour 2009, l’objectif est d’atteindre les 1.800 tonnes. L’année dernière, Casino a mis sur le marché plus de 100 produits avec l’indice carbone. Le Groupe est également signataire d’une convention pour l’élaboration d’une méthodologie commune aux industriels et distributeurs afin d’assurer une présentation unique facilement compréhensible par tous les consommateurs. Pour une entreprise, l’objectif d’une telle démarche est avant tout d’améliorer la qualité environnementale de ces produits grâce à des indicateurs pertinents et également de sensibiliser les consommateurs au respect de l’environnement grâce à un étiquetage sur l’emballage.
Promouvoir la production locale
A La Réunion, la mise en œuvre de l’indice bilan carbone permettrait d’adapter l’étiquetage carbone sur tous les produits, y compris les produits importés, en tenant compte des émissions liées à leur acheminement. Cela permettrait de promouvoir la production locale et de la zone Océan Indien au détriment des produits issus de la mondialisation. Les circuits courts de distribution et de proximité se verraient privilégier, etc… Connaissant l’intérêt des entreprises réunionnaises pour le développement durable, nombre d’entre elles auront certainement recours à cet outil de mesure qu’est le bilan carbone. D’autant plus qu’en l’absence d’obligation réglementaire à ce jour, les entreprises peuvent bénéficier d’un soutien financier de l’ADEME pour cette démarche volontaire.
Sophie Périabe
Infos pratiques : L’ADEME vous propose une journée de formation sans frais pour votre responsable interne environnement concernant la démarche bilan carbone. Ces sessions à l’intention des entreprises auront lieu le 25 juin à Saint-Denis et le 24 septembre à Saint-Pierre. (15 personnes maximum).
Contactez l’ADEME.
La loi évolue en 2011 • L’avant-projet du texte de loi Grenelle 2 prévoit à l’article 26 un bilan des émissions de gaz à effet de serre obligatoire le 31 décembre 2011 pour :
- « les entreprises de plus de 500 salariés dans les secteurs fortement émetteurs (déterminé par arrêté ou décret) - les personnes morales de droit public de plus de 250 personnes - et les collectivités territoriales de plus de 50.000 habitants ».
Ce bilan sera réactualisé tous les 5 ans. La prestation est actuellement (en absence de réglementation) subventionnée à 50% par l’ADEME.
• L’avant-projet du texte de loi Grenelle 2 prévoit à l’article 85 une modification du code de la consommation et l’obligation réglementaire d’affichage environnemental à partir du 1er janvier 2011 dont :
- « Art. L. 112-10. – A partir du 1er janvier 2011, le consommateur doit être informé, par voie de marquage, d’étiquetage, d’affichage ou par tout autre procédé approprié, du contenu en équivalent carbone des produits et de leur emballage ainsi que de la consommation de ressources naturelles ou de l’impact sur les milieux naturels qui sont amputables à ces produits au cours de leur cycle de vie ».
Nos peines
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