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Rapport d’Oxfam sur le changement climatique
22 mai 2023, par

Selon les estimations de l’organisation humanitaire Oxfam, les pays riches et industrialisés du G7 doivent aux pays les plus pauvres environ 13.000 milliards de dollars correspondant à de l’aide au développement non payée et à une promesse de soutien pour lutter contre le changement climatique.
Ne s’étant pas acquitter de leurs obligations, les pays du G7 et leurs banques exigent le remboursement de 232 millions de dollars par jour, a dénoncé l’ONG, à la veille du sommet du G7 à Hiroshima, au Japon et à moins d’un mois du Sommet de Paris pour un Nouveau Pacte Financier Global au cours duquel le Président Emmanuel Macron entend repenser le financement du développement et de l’action climatique.
"Les pays riches du G7 aiment se présenter comme des sauveurs mais, ce qu’ils font, c’est appliquer un double standard mortel : ils respectent un ensemble de règles alors que leurs anciennes colonies sont obligées d’en respecter un autre", a indiqué Amitabh Behar, directeur exécutif intérimaire d’Oxfam.
"Ce sont les pays riches qui doivent de l’argent aux pays du Sud. L’aide qu’ils ont promise il y a des décennies mais qu’ils n’ont jamais apportée. Les coûts énormes des dommages climatiques causés par leur combustion inconsidérée de combustibles fossiles. L’immense richesse bâtie sur le colonialisme et l’esclavage", a développé Oxfam.
"A l’approche d’un sommet visant à mettre en place un nouveau pacte financier global avec les pays en développement, il est temps de faire un constat simple : c’est le monde riche qui doit quelque chose au monde du Sud. L’aide qu’ils ont promise il y a des décennies mais qu’ils n’ont jamais apportée ; Les coûts énormes des dommages climatiques causés par leur consommation inconsidérée de combustibles fossiles ; L’immense richesse bâtie sur le colonialisme et l’esclavage", ont souligné les rapporteurs. .
Le sommet à Hiroshima se déroule à une époque marquée par la réduction des salaires des travailleurs, la forte hausse des prix des denrées alimentaires et l’aggravation de la faim dans le monde, a noté l’ONG. "La faim dans le monde a augmenté pour la cinquième année consécutive, tandis que l’extrême richesse et l’extrême pauvreté ont augmenté simultanément pour la première fois en 25 ans".
"Cet argent aurait pu être un facteur de transformation", a ajouté Louis-Nicolas Jandeaux, car "il aurait pu permettre d’envoyer des enfants à l’école, de financer des hôpitaux et des médicaments vitaux, d’améliorer l’accès à l’eau, de construire de meilleures routes, de favoriser l’agriculture et la sécurité alimentaire, et bien d’autres choses encore. Le G7 doit payer son dû. Il ne s’agit pas de bienveillance ou de charité, mais d’une obligation morale".
Les pays du G7 n’ont pas tenu leur promesse de donner 100 milliards de dollars par an pour aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique, a déploré Oxfam, ajoutant que leurs émissions de carbone sont estimées avoir causé 8.700 milliards de dollars de pertes et de dommages dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
En 1970, les pays riches avaient promis de consacrer chaque année 0,7% de leur production économique à l’aide au développement. Mais depuis, 4,49 billions de dollars n’ont pas été versés, ce qui représente plus de la moitié de la promesse.
"Cet argent aurait pu faire la différence", regrette Amitabh Behar. Il aurait pu financer la scolarisation des enfants, les hôpitaux, les médicaments vitaux, l’accès à l’eau ainsi que de meilleures infrastructures, l’agriculture et la sécurité alimentaire, et bien d’autres choses encore, a-t-il illustré.
"Le G7 doit payer ses dettes", a insisté le directeur exécutif de l’organisation. "Il ne s’agit pas de bonne volonté ou de charité, mais d’une obligation morale." L’organisation a également demandé :
Concernant la France, Oxfam a indiqué que "le sommet organisé par la France au mois de Juin afin d’atterrir sur un nouveau pacte financier avec les pays en développement constitue par conséquent un rendez-vous à ne pas manquer pour Emmanuel Macron et oblige à l’exemplarité des financements français pour le climat, le développement et en réponse aux crises humanitaires", a ajouté Louis-Nicolas Jandeaux.
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