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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Des dégâts toujours plus importants
23 mars 2013

La sécheresse aux États-Unis et les dégâts de l’ouragan Sandy sont responsables de la moitié du coût des catastrophes naturelles l’an passé. Aux Philippines, un cyclone a tué 1.900 personnes.
Inondation aux Philippines.
Selon les calculs du CRED, en 2012, les pertes les plus élevées en valeur ont été relevées dans les îles Samoa, en Haïti, dans les îles Fidji, au Pakistan, à Madagascar et aux Philippines. (photo © Jason Gutierrez/IRIN)
Pour la troisième année consécutive, le coût total des catastrophes naturelles dans le monde a dépassé la barre des 100 milliards de dollars par an, selon les données rendues publiques à Genève le 14 mars par le Centre de recherche sur l’épidémiologie des désastres (CRED), basé à Bruxelles. Cependant, ce chiffre élevé ne prend en compte que les pertes assurées dans les pays riches, et il n’inclut pas les pertes enregistrées dans les pays en développement, a indiqué Debby Guha-Sapir, directrice du CRED.
En 2012, les pertes liées aux catastrophes naturelles ont atteint le montant de 318 milliards de dollars — plus de la moitié de ces pertes sont dues à des catastrophes survenues aux États-Unis, comme les dégâts causés par la sécheresse et l’ouragan Sandy. « Il s’agissait de sinistres assurés », a indiqué Mme Guha-Sapir.
En 2012, le typhon Bopha a fait plus de 1.900 victimes aux Philippines, mais le taux de pénétration de l’assurance s’établit à seulement 1 pour cent, a-t-elle ajouté.
Les pertes dans le monde en développement
Le CRED a essayé de calculer l’ampleur des pertes économiques en pourcentage du PIB des pays afin de déterminer la valeur réelle des pertes.
Selon ces calculs, en 2012, les pertes les plus élevées en valeur ont été relevées dans les îles Samoa, en Haïti, dans les îles Fidji, au Pakistan, à Madagascar et aux Philippines. Les pertes enregistrées aux États-Unis ne représentaient que 0,57 pour cent du PIB, alors que le passage du cyclone Evan a provoqué des pertes économiques équivalentes à 20 pour cent du PIB des îles Samoa. Les pertes enregistrées aux Philippines représentaient 0,80 pour cent du PIB.
Ces chiffres soulignent l’impact des catastrophes naturelles sur les efforts entrepris par les pays en développement pour réduire la pauvreté, a dit Elizabeth Longworth, directrice du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), qui a publié conjointement avec le CRED ces derniers chiffres.
Tendance à la hausse depuis 1980
« Un examen des pertes économiques causées par des catastrophes majeures depuis 1980 révèle une augmentation des pertes, et cette tendance est à la hausse », a-t-elle dit.
Le CRED a également calculé le nombre de victimes ou de personnes affectées par les catastrophes naturelles pour 100.000 habitants. « Cela nous donne une bonne idée des chiffres », a dit Mme Guha-Sapir.
Elle a expliqué que, dans les pays peuplés, comme la Chine ou l’Inde, une petite catastrophe pouvait affecter des millions de personnes, éclipsant les catastrophes survenues dans des pays plus petits, où un nombre moins élevé de personnes affectées pourrait en réalité représenter un pourcentage plus important de la population.
Selon ces nouveaux calculs, la Somalie, la Gambie, le Paraguay, le Tchad et le Zimbabwe arrivent en tête du classement des pays ayant le pourcentage le plus important de victimes ou de personnes affectées par les catastrophes naturelles en 2012.
« Cela n’est pas parfait, mais nous pensons que les taux de mortalité offrent une meilleure idée des pertes enregistrées dans les pays en développement, où peu de personnes sont assurées », a dit Mme Guha-Sapir.
(Source Irinews)
Dommages économiques en pourcentage du PIB pour l’année 2012
| Iles Samoa | 19,9 |
| Haïti | 3,77 |
| Iles Fidji | 1,72 |
| Pakistan | 1,26 |
| Madagascar | 1,02 |
| Philippines | 0,80 |
| Italie | 0,78 |
| Comores | 0,62 |
| États-Unis | 0,57 |
| Kenya | 0,38 |
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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