Paul Vergès : Penseur et homme d’action
1er septembre, parPaul Vergès : 2016-2026
Conséquence de la crise climatique causée par le capitalisme en Occident
1er septembre, par

Les récifs coralliens couvrent à peine 1 % des océans. Ils abritent près d’un quart de la vie marine. Ils sont confrontés à une crise sans précédent. Selon un nouveau rapport du Global Coral Reef Monitoring Network, les épisodes de blanchissement se multiplient au point de ne plus laisser aux coraux le temps de se rétablir. Cette catastrophe écologique a une cause majeure : le réchauffement accéléré de la planète provoqué par les émissions de gaz à effet de serre.
Les scientifiques du Global Coral Reef Monitoring Network (GCRMN) alertent sur un risque de déclin irréversible de la couverture mondiale des coraux. Le phénomène est particulièrement inquiétant par sa répétition : la fréquence des épisodes de blanchissement a pratiquement doublé.
Le blanchissement se produit lorsque les coraux, soumis notamment à une température excessive de l’eau, expulsent les algues microscopiques qui vivent dans leurs tissus et leur fournissent une grande partie de leur énergie. Le corail perd alors ses couleurs, s’affaiblit et devient beaucoup plus vulnérable à la famine et aux maladies. Il n’est pas nécessairement condamné immédiatement, mais sa survie dépend d’une période suffisamment longue de retour à des températures moins élevées.
C’est précisément ce répit qui disparaît. Pendant environ quarante ans, jusqu’en 2010, la couverture mondiale des récifs était relativement stable. Depuis, les scientifiques observent une chute extrêmement rapide. Les océans absorbent l’essentiel de l’excès de chaleur provoqué par l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. La combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, engagée à grande échelle depuis la révolution industrielle en Occident, est le principal moteur de cette crise.
À ce réchauffement s’ajoutent d’autres agressions humaines : pollution des eaux, ruissellements agricoles, artificialisation du littoral, surpêche, destruction des habitats et acidification des océans liée à l’absorption du dioxyde de carbone. Ces pressions se combinent et réduisent encore la capacité de résistance des récifs.
La crise des coraux n’est donc pas une fatalité naturelle. Elle est le résultat d’un système économique fondé sur l’exploitation massive des énergies fossiles et des ressources naturelles. La disparition progressive des récifs menacerait directement des centaines de millions de personnes qui dépendent d’eux pour leur alimentation, leurs activités et la protection des côtes.
Protéger les coraux exige ainsi bien davantage que des opérations locales de restauration. Sans réduction massive et rapide des émissions de gaz à effet de serre, les récifs continueront d’être frappés par des vagues de chaleur marines toujours plus rapprochées. À force de ne plus leur laisser le temps de récupérer, c’est un écosystème essentiel de l’océan mondial que l’humanité risque de faire disparaître.
M.M.
Paul Vergès : 2016-2026
Mézami mi rapèl lo tan demoune dsu la tèr l’avé pèr la guèr nikléèr i pète avèk la déstrikssion konplète bann sivilizassion. Pars dann tan-la (…)
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