Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
« Counting the Cost 2025 : A year of climate breakdown »
29 décembre 2025, par

Le rapport Counting the Cost 2025 de Christian Aid dresse un constat implacable : en 2025, dix catastrophes climatiques ont coûté des milliards et brisé des vies. La Réunion figure dans ce top 10 mondial. Face à l’urgence climatique, l’inaction n’est plus une option : il faut agir maintenant, ici et partout.
année 2025 restera comme celle d’un basculement climatique brutal. C’est ce que révèle le rapport de l’ONG Christian Aid, publié ce 27 décembre, au titre sans détour : « Counting the Cost 2025 : A year of climate breakdown ». Derrière les chiffres astronomiques, ce sont des peuples entiers qui paient le prix fort d’une crise qu’ils n’ont pas provoquée.
Sécheresses historiques, cyclones ravageurs, incendies hors de contrôle, pluies diluviennes : les événements climatiques extrêmes ont mis à genoux des territoires sur tous les continents. Selon Christian Aid, les dix catastrophes climatiques les plus coûteuses de l’année ont représenté des dizaines de milliards de dollars de pertes économiques. Mais l’ONG le rappelle avec force : les dégâts financiers ne disent pas tout. Derrière chaque catastrophe, il y a des morts, des familles déplacées, des moyens de subsistance anéantis, souvent dans les régions les moins responsables du dérèglement climatique.
Parmi ces dix catastrophes mondiales figure La Réunion. Le cyclone Garance, survenu en février 2025, a causé plus d’1,05 milliard de dollars de dégâts, plaçant notre île au neuvième rang mondial des catastrophes climatiques les plus coûteuses de l’année. Ce chiffre doit résonner comme un signal d’alarme. La Réunion n’est pas un territoire périphérique épargné : elle est en première ligne de la crise climatique.
Aux côtés de La Réunion, on retrouve les mégafeux aux États-Unis, les cyclones en Asie du Sud et du Sud-Est, les inondations en Chine, au Pakistan et en Inde, ou encore les sécheresses au Brésil. Christian Aid souligne également que de nombreuses catastrophes, moins assurées et donc moins visibles dans les statistiques financières, ont pourtant eu des conséquences humaines tout aussi dramatiques.
Ce rapport est un acte d’accusation contre l’inaction climatique et l’injustice mondiale. Les pays et territoires qui subissent le plus sont souvent ceux qui ont le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre. La Réunion, territoire insulaire, dépendant et vulnérable, incarne cette injustice.
Face à ce constat, l’heure n’est plus aux discours creux. Il faut des politiques climatiques ambitieuses, des investissements massifs dans la prévention, l’adaptation et la solidarité, et une reconnaissance claire de la dette climatique des pays les plus pollueurs. À La Réunion comme ailleurs, la mobilisation est indispensable. Le climat n’attendra pas. Agir est une nécessité vitale.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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