Note sommaire de réflexion en marge du Colloque Vieillesse et vieillissement
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L’ONU lance un appel à la solidarité internationale
6 novembre 2017

Le Système des Nations Unies (SNU) a demandé à la communauté internationale d’aider le Cap-Vert à faire face à la mauvaise année agricole qui affecte l’archipel à cause de la sécheresse.
L’appel a été lancé par la coordinatrice du SNU au Cap-Vert, Ulrika Richardson, à l’occasion d’une visite à Chã de Monte, une des zones agricoles et d’élevage de la municipalité de Santa Catarina, où les effets de la sécheresse qui sévit l’archipel, sont évidents. Mme Ulrika Richardson a expliqué que cette situation est “préoccupante”, surtout que l’on est encore au mois d’octobre et que l’on devrait attendre encore un an pour les prochaines pluies.
“Ce que j’ai pu constater, c’est que la situation est effectivement très critique”, a affirmé la coordinatrice du SNU, citée par l’agence capverdienne de presse (Inforpress). Pour contenir l’“impact dévastateur” de la sécheresse, le haut fonctionnaire de l’ONU a indiqué qu’il faut sauver le bétail, la production des aliments et surtout équilibrer le revenu des familles. Selon elle, le gouvernement a déjà ficelé plusieurs projets et est à la recherche d’un important financement pour faire face à la situation.
Dans le cas spécifique de l’ONU, Mme Ulrika Richardson a indiqué qu’avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), un travail de préparation et de bilan de la situation est en cours, surtout que face à ces situations, il faut bien connaître la situation sur le terrain. Elle considère que la situation qui règne, notamment dans les localités qu’elle a visitées de la Municipalité de Santa Catarina, où toute la production agricole de cette année “est perdue”, exige une réponse ’urgente”.
La mauvaise année agricole aura un impact non seulement au niveau de l’agriculture et de la pêche, mais aussi à tous les niveaux, surtout social.
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Messages
22 avril 2018, 21:09, par Zaengel
Habitant à Boa Vista, je ne peux, hélas, que confirmer l’état critique de l’agriculture et des sols de notre île.
Depuis trois ans maintenant, les pluies de septembre et d’octobre manquent, les animaux meurent, les nappes phréatiques sont salées.
Pourquoi ? simplement parce que les constructeurs de toutes origines ont utilisé l’eau douce fossile des puits leurs constructions. D’autre part, les autorités locales ont accepté la présence d’un cheptel bovin et chevalin qui a complètement détruit la fragile couverture végétale préexistante.
Les mêmes autorités ont également procédé à l’élimination d’une grande partie des acacias, augmentant ainsi l’érosion des quelques terrains agricoles encore disponibles.
Les quelques zones humides restantes sont exploités par des opérateurs agricoles pour développer l’élevage intensif de volailles et porcins.
A cela, il faut ajouter avec regret, la volonté affichée des grands tours opérateurs, qui utilisent cette triste réalité à des fins touristiques.
La population est maintenant dans l’obligation d’acheter de l’eau potable importée, 1 m/c d’eau potable coûte entre 500 et 600 euros le mc, et les bouteilles vides jonchent le sol.