L’urgence d’agir pour protéger la population

Les inondations en Asie. La ratification du Traité sur le Climat.

5 décembre 2025, par Ary Yée-Chong-Tchi-Kan

Il y a 10 ans, du 30 novembre au 12 décembre 2015, se réunissait à Paris la COP21. C’est un anniversaire qui aurait mérité plus de débats.

Il n’est jamais trop tard.

En effet, près de 30 000 contributeurs mondiaux et 195 pays participants ont voté un texte consensuel visant à limiter le réchauffement climatique et maintenir son évolution entre 1,5° et 2° jusqu’en 2100. Pour être applicable, le texte devait être ratifié par 55 pays produisant au moins 55 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.
Le 3 septembre 2016, Barack Obama et Xi Jinping remettent au Secrétaire général de l’ONU, les instruments de ratification de leur pays. La photo des 3 protagonistes fait le tour du monde. L’espoir aussi. D’autres pays s’engouffrent dans la brèche. Et, le 4 novembre 2016, les conditions sont réunies pour que l’ONU proclame l’entrée en vigueur du Traité. Une date à retenir.
Cette ratification, en moins d’un an, est une victoire idéologique considérable. C’est une prise de conscience de haut niveau de l’urgence climatique. Le mouvement positif s’accélère et, au sommet d’avril 2017, à New-York, l’ONU annonce l’engagement de 175 pays. Depuis lors, le Traité sur le Climat est opposable aux États, aux Collectivités, aux Entreprises, aux Associations et aux Citoyens. Peu d’autorité ont réussi à soumettre leurs instruments de ratification à la date butoir de 2020.

Dix années sont passées.

Les pluies diluviennes et les inondations en Asie confirment les analyses et rendent méprisable la décision de Trump de retirer les États-Unis du consensus. Ces derniers jours, les images qui proviennent de Thaïlande, de Sri-Lanka, de Malaisie, du Vietnam etc offrent un spectacle de désolation. Au-delà des milliers de morts et disparus, des villes et villages ont été engloutis sous la déferlante d’eau et de boue. L’économie, notamment l’agriculture, est très affectée. Le redressement va prendre du temps et coûtera très cher. C’est autant d’argent qui aurait pu être utilisé pour solutionner les besoins de plusieurs générations.
Pendant ce temps, la température augmente au niveau des océans et accélère l’évaporation de l’eau qui se condense dans l’atmosphère. Les masses d’eau suspendues sur nos têtes éclatent à la première occasion. Nous le constatons lors des phénomènes naturels comme les cyclones ou bien lors des pluies torrentielles comme à Dubaï, Oman et Arabie-Saoudite. Parfois, les autorités politiques sont accusées d’ensemencer des nuages pour provoquer des pluies.
En Asie, les observateurs mettent en cause la déforestation, l’urbanisation et l’industrialisation. Ces activités sont animées par la course au profit sans limite. On exalte la réussite des millionnaires et milliardaires. Aux États-Unis, on trouve normal de soutenir l’industrie de l’armement par des milliards injectés dans des conflits armés, mais ils se retirent du Traité sur le Climat. Les plus vulnérables, notamment les petits États insulaires, sont abandonnés. La montée du niveau de la mer est scientifiquement documentée.

La ratification réunionnaise

Au séminaire sur le centenaire de Paul Vergès du 17 mai dernier, la décision a été prise de définir et publier les instruments de ratification du Traité sur le Climat. Cette tâche a été confiée à Jules Dieudonné, ingénieur et expert du développement durable. Le résultat des travaux sera remis l’année prochaine. Plus que jamais, le sujet est sur la table.

Ary Yee-Chong-Tchi-Kan

A la Une de l’actuAccord de Paris sur le climatInondation

Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus