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4 juin, parNos peines
Sommet de Bonn sur le Climat
10 avril 2009

Les pays insulaires demandent que les pays riches réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 45%, l’Europe propose 20%, les discussions sur le Climat à Bonn se sont conclues sur des divergences. Les engagements des Etats développés ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités historiques, de leur niveau de développement et des demandes de convention, a affirmé le responsable en chef de la délégation chinoise, Su Wei.
La première importante réunion de l’ONU sur le climat en 2009 s’est conclue mercredi à Bonn sans aucun résultat concret, à cause de grandes divergences sur le climat entre les pays en voie de développement (PVD) et les pays développés.
Les pourparlers de Bonn sur le climat, commencés le 29 mars dernier, ont attiré plus de 2.000 participants, venus de 175 pays, dont des délégués gouvernementaux, des représentants commerciaux et industriels, ceux d’organisations environnementales et d’instituts de recherches.
« Seulement quelque six semaines de rencontres en tête-à-tête », avant la réunion de Copenhague, a déclaré Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique (UNFCCC) au début des pourparlers de Bonn, en avertissant de l’urgence des négociations.
Cependant, après 10 jours de négociations, les positions entre les PVD et les pays développés sur la réduction des émissions de C02 à moyen et long terme continuent à avoir de larges différences.
Une alliance de 43 petits Etats insulaires a demandé aux pays développés de réduire collectivement leurs émissions d’au moins 45% par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2020.
Par contre, l’Union européenne (UE) s’engage à réduire ses émissions de 20% au-dessus des niveaux de 1990 avant 2020 (30% si d’autres pays industrialisés suivent), tandis que l’administration Obama a pour objectif de faire revenir les émissions américaines aux niveaux de 1990 d’ici à 2020.
« Les engagements des Etats développés ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités historiques, de leur niveau de développement et des demandes de convention », a affirmé le responsable en chef de la délégation chinoise, Su Wei.
« Les pays développés ne doivent pas faire tout leur possible pour réduire leurs propres responsabilités sur le changement climatique, ou voire même rejeter leurs propres responsabilités sur les pays en voie de développement », a ajouté M. Su.
Le secrétaire de l’UNFCCC, Yvo de Boer, a également confirmé le rôle actif joué par les PVD, faisant remarquer que la Chine et l’Inde entreprennent constamment des actions à l’intérieur de leurs frontières sans attendre un accord.
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