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Urbanisation, hausse démographique, montée des eaux, incendies, glissement de terrain, toutes ces catastrophes sont les conséquences du changement climatique, qui aujourd’hui ne peut plus être anticipé par les assureurs. La conséquence, c’est une tendance à la hausse des primes d’assurance car les dégâts sur les biens assurés sont énormes.
L’Australie et le Brésil sont les deux exemples récents qui montrent que l’urbanisation de masse, et une mauvaise politique d’aménagement, avec la construction de favelas, et de maison en bord de mer. Les catastrophes qui frappent durement les deux pays ont conduit les gouvernements à se rendre compte de l’utilité d’une politique environnementale et territoriale.
Prendre en compte les changements climatiques
Les assurances ont annoncé que le nombre de catastrophes liées au climat avait atteint le record au cours des dernières décennies. Mettant en cause l’absence de données météorologiques à long terme dans certaines régions du monde, les assureurs expliquent qu’il devient difficile d’évaluer les coûts. De plus, le mode de fonctionnement de la majorité des assurances est basé sur des contrats renouvelables chaque année, ne prenant pas en compte les tendances futures.
« Il y a encore une bonne dose d’incertitude quant au changement climatique et à l’attribution du changement climatique à des événements naturels ou d’origine humaine. Il n’y a donc pas encore de traduction en terme de prix », a expliqué Yves Guérard, secrétaire général de l’Ottawa International Association actuarielle, à Reuters.
De son côté, Scott Ryrie, PDG d’Allianz SE réassurance Asie-Pacifique à Singapour a indiqué qu’« ignorer le réchauffement climatique risque d’une exposition croissante et donc les pertes des assurées vont augmenter ». La croissance rapide des mégapoles reste l’une des préoccupations majeures pour le marché, notamment avec la hausse démographique en Asie. Celles-ci regroupaient 231 millions d’habitants en 1950 et devraient en comprendre 3,5 milliards en 2050.
Australie, Brésil, deux pays touchés
En Australie, l’urbanisation côtière et l’expansion du secteur minier sont des risques de pertes colossales pour les assurances, qui devront débourser plus de 5 milliards de dollars.
Le gouvernement a déclaré les inondations depuis le mois dernier devraient être les plus coûteuses de la nation en cas de catastrophes naturelles, avec des estimations des dommages et la reconstruction de 5 milliards de dollars et 20 milliards de dollars.
Au Brésil, la nouvelle présidente a annoncé que « le climat n’est pas le seul fautif ». Le pays « manque de radars météo capables de localiser avec finesse un péril potentiel », a indiqué “Le Monde”, et des milliers d’habitants vivent dans des zones à risque. « C’est malheureusement la règle plus que l’exception », a admis la présidente, Dilma Rousseff. Consciente des efforts à faire à l’avenir sur les habitations construites au bord des cours d’eau ; les riverains arrachent la végétation qui pourrait les protéger des inondations, certaines rues sont trop bétonnées empêchant l’écoulement des pluies…, la présidente brésilienne a décidé de s’investir politiquement, et financièrement.
Céline Tabou
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