Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Exposition des Plans nationaux d’adaptation à la crise climatique
19 août 2025, par

Le plus grand rendez-vous mondial consacré à l’adaptation à la crise climatique s’est achevé à Lusaka en Zambie par un message clair : sans financement accru, les pays vulnérables risquent des pertes humaines et économiques considérables.
Le NAP Expo 2025, qui a rassemblé plus de 400 participants issus de 80 pays, visait à renforcer les Plans nationaux d’adaptation (PNA) avant la COP30 prévue au Brésil. Les discussions ont insisté sur la nécessité de combler les énormes déficits de financement — estimés à 300 milliards de dollars US par an d’ici 2030 — afin de protéger les populations face aux sécheresses, inondations et crises alimentaires.
« L’adaptation n’est pas une option. Si elle n’est pas financée, les plus pauvres en paieront le prix fort », a averti Youssef Nassef, directeur de l’adaptation à la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (UNFCC). Le ministre zambien de l’Économie verte, Mike Elton Mposha, a appelé à transformer les PNA en projets « bancables », capables d’attirer capitaux publics et privés.
L’événement a également marqué une étape inédite : pour la première fois, de nombreux pays ont expérimenté l’usage de l’intelligence artificielle (IA) pour évaluer les risques, planifier et mettre en œuvre des stratégies d’adaptation. Face à l’enthousiasme, une session supplémentaire a même permis de co-créer un prototype de PNA intégrant l’IA.
Au-delà des innovations technologiques, l’inclusion des communautés locales et des peuples autochtones a été centrale. Fumukazi Zilanie Gondwe, cheffe traditionnelle du Malawi, a rappelé que nombre de solutions « innovantes » trouvent leurs racines dans des pratiques ancestrales, telles que la protection des forêts sacrées ou la souveraineté semencière.
Le NAP Expo a aussi mis en avant des solutions concrètes : collecte des eaux pluviales en milieu urbain, agriculture climato-intelligente, diversification des revenus ou encore infrastructures côtières fondées sur la nature. Ces expériences constituent des modèles pour atteindre l’Objectif mondial en matière d’adaptation (GGA).
En clôture, Ana Toni, directrice exécutive de la COP30, a souligné que « l’adaptation doit désormais être mise au même niveau que l’atténuation sur l’agenda mondial ». Prochain rendez-vous : la Semaine africaine du climat à Addis-Abeba en septembre, qui poursuivra la mobilisation sur le financement et la mise en œuvre des PNA.
Avec la Zambie en hôte engagé et l’innovation numérique au service des stratégies nationales, Lusaka a donné le ton : investir dans l’adaptation n’est pas un coût, mais une condition essentielle pour sauver des vies et bâtir des économies résilientes.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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