Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Coin des lecteurs
29 octobre 2008

Depuis qu’il est question du tram-train, certaines personnes polémiquent et souhaitent que ce transport en commun passe sur la nouvelle route littorale. Pourrait-on demander à toutes les personnes qui débattent sur l’avenir de cette infrastructure de prendre en considération un point au moins : le tram-train n’est pas construit pour 50 ans, il importe donc de le mettre hors d’atteinte de l’inéluctable montée du niveau des océans. Toujours de ce point de vue, la totalité des infrastructures établies sur le littoral vont se trouver confrontées à ce même danger. L’attitude réaliste ne consisterait-elle pas à établir les équipements essentiels à notre économie et à nos conditions d’existence à mi-hauteur car, en plus de la montée des eaux, se posera le problème des conséquences du réchauffement climatique et donc des conditions naturelles d’un confort de vie (température).
Souvenons-nous que Paul Vergès a obtenu que soit votée, à l’unanimité du Sénat et de l’Assemblée nationale (fait rarissime sous la 5ème République), une loi faisant de l’étude des changements climatiques une priorité nationale. Cette loi n’est remise en cause par personne. Or, certains sembleraient souhaiter que Paul Vergès lui-même remette en cause sa loi en faisant passer le tram-train sur la nouvelle route littorale dont il n’a cessé de déplorer qu’elle soit établie là !
Le débat est donc de savoir si on fait un aménagement du territoire pour notre génération... et “après nous le déluge !”, ou bien si nous considérons sérieusement ce que la science, d’une part, et les fait avérés, d’autre part, nous obligent à prendre en compte pour bâtir un aménagement dont les générations futures n’auront pas à pâtir, sans quoi, “Nos enfants nous accuseront”* et ils auront raison.
Parnyssi
* Le film de Jean-Paul Jaud “Nos enfants nous accuseront” sort en salle le 5 novembre. Nul doute qu’il sera programmé chez nous. Après celui d’Al Gore (un peu trop vite oublié ?), ce film, même s’il aborde une autre question essentielle pour notre devenir, nous rafraîchira la mémoire sur nos responsabilités tant individuelles que collectives face aux générations futures.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Mézami na pwin lontan mwin la ékrir in n’afèr dann in biyé pou dir d’apré sak mi antann in pé partou épi sak mi lir ossi dann zoinal, bann zansien (…)
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Messages
30 octobre 2008, 16:21, par frontenas
C’est trop facile de prendre de belles images, choisir de bons mots et trainer dans le boue le monde agricole.
C’est un film de propagande. JE suis pour les pesticides de la même manière que je suis pour les anti biotiques. Raisonnablement. J’ai bien aimé : www.sauvonslesfruitsetlegumes.fr/medias/
Voir en ligne : pour une bonne critique du film
5 novembre 2008, 15:01
J’ai été assez déçu par ce film que je trouve très radical. Ce film ne se base pas sur des recherches scientifiques. Les seuls scientifiques interrogés sont eux-mêmes assez controversés, comme le Pr. Belpomme qui avait été rappelé à l’ordre par le conseil national de l’ordre des médecins lors de l’affaire du chlordécone aux Antilles. De son côté, le réalisateur, Jean-Paul Jaud, ne s’en cache pas : pour lui, ce film est "militant".
Dommage. Car ce n’est pas en dressant les consommateurs contre les agriculteurs et en faisant peur que la situation va s’améliorer.
PS : @ frontenas
Je ne suis pas pour les pesticides, mais je ne suis pas contre. Merci néanmoins de nous avoir signalé l’existence du collectif sauvons les fruits et légumes. Ces producteurs semblent mesurés, responsables et actifs. Bon courage à eux.
11 novembre 2008, 13:20, par Sophia
Intox que veut dire "je ne suis pas pour mais je ne suis pas contre" ? Vous êtes centriste ? ;-))
Si vous voulez dire que vous n’êtes PAS POUR si on peut s’en passer, mais que vous êtes pour si on ne peut faire autrement dans certains cas, alors précisez votre pensée. C’est comme les antibiotiques on ne doit pas être pour, mais dans certains cas c’est indispensable ou inévitable.
C’est ce que vous vouliez dire Intox ?
"Ce qui s’explique bien, s’entend bien"