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Évaluation et de financement des risques
23 mai 2015

La Commission de l’océan Indien (COI) a accueilli à son siège, du 12 au 14 mai 2015, des représentants de la Banque mondiale ainsi que les délégués de ses Etats membres pour démarrer l’initiative d’évaluation et de financement des risques dans le sud-ouest de l’océan Indien (SWIO RAFI).
Pour Emma Katrine Phillips, spécialiste de la gestion des risques de catastrophes à la Banque mondiale, cette action « contribuera à une meilleure résilience des États insulaires face aux catastrophes dévastatrices dans la mesure où ils seront en mesure de mieux identifier et de se préparer aux risques futurs ».
Alors que les prévisions probabilistes de pertes économiques moyennes annuelles suite aux cyclones et aux tremblements de terre sont évaluées à 1,07 million de dollars aux Comores et 68,52 millions de dollars à Maurice (source UNISDR), l’outil de modélisation présenté par la Banque mondiale permettra d’établir les scénarios des politiques d’investissement possibles pour la réduction, la prévention ou encore le transfert de ces risques.
Le projet SWIO RAFI de la Banque mondiale se focalisera sur une « analyse plus fine » des risques futurs précise Philippe Boullé, Conseiller technique pour la réduction des risques de catastrophes du projet COI-ISLANDS. Les outils qui seront ainsi mis à disposition des pays permettront de renforcer leur capacité de préparation et de réponse aux catastrophes. En effet, en connaissant davantage les risques qu’ils encourent, les pays pourront prévoir les investissements nécessaires pour couvrir au mieux l’incidence financière des catastrophes rencontrées.
« Nous ne pourrons pas arrêter les cyclones, les tsunamis, les sécheresses, les inondations et le changement climatique. Mais nous pouvons, par nos actions et nos décisions, réduire le risque de voir ces aléas engendrer des catastrophes à impact considérable » explique encore Christophe Legrand, coordonnateur du projet COI-ISLANDS, pour rappeler l’importance des actions menées.
La SWIO RAFI est mise en œuvre par la Banque mondiale dans le cadre du programme sur la protection financière contre les risques de catastrophes (IFPP) du projet COI-ISLANDS, financé par l’Union européenne. Il s’inscrit dans le droit fil du travail initial mené par le projet COI-ISLANDS et le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR) dans le cadre du programme IFPP qui a notamment permis aux pays de la région de comptabiliser les pertes économiques des 30 dernières années résultant des catastrophes naturelles.
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