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28 mai 2023, par
La France a organisé le 27 mai au siège de l’Unesco à Paris une réunion au niveau ministériel visant à préparer la seconde session de négociations sur le tout premier traité mondial de lutte contre la pollution plastique qui doit débuter la semaine prochaine.
Cette seconde session de discussions, qui se tiendra du 29 mai au 2 juin à l’Unesco, réunira les représentant de 175 États afin de définir les premiers contours d’un traité contraignant sur la pollution plastique sous l’égide des Nations unies (ONU).
Les Nations Unies ont adopté en mars 2022 une résolution visant à négocier d’ici fin 2024 un traité mondial contraignant de lutte contre la pollution plastique.
Les ministres français de l’Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, et de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, qui reçoivent samedi des ministres de l’environnement avant que les négociateurs ne prennent le relais lundi, souhaitaient donner une impulsion aux débats à venir.
"L’enjeu c’est de se mettre d’accord sur un calendrier, 2040 fin de la pollution plastique, sur le fait que le traité doit être contraignant, doté de moyens et d’une instance d’expertise", a expliqué le ministre Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, sur franceinfo.
"Si nous n’agissons pas, il y aura en 2050 plus de plastique que de poissons dans les océans, dit l’Onu", a indiqué sur Twitter Catherine Colonna.
Tous les ans, environ 460 millions de tonnes de plastiques sont produites et seuls 9% des déchets sont effectivement recyclés, selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui estime que la production de déchets plastiques devrait quasi tripler d’ici 2060.
Le traité vise à définir une approche globale couvrant l’ensemble du cycle de vie des plastiques, mais il se heurte à l’opposition de certains pays qui voudraient que les objectifs soient fixés à l’échelle nationale.
Les États ayant participé à la première cession de négociations en Uruguay en décembre 2022, s’opposent sur les contours de l’accord, tels que la limitation de la production de plastique, l’élimination progressive de certains types de plastique ou encore l’harmonisation des règles au niveau mondial.
Les Etats-Unis souhaitent que les pays fixent leur propre plan d’action, alors que les acteurs industriels veulent que le traité se concentre sur la lutte contre les déchets plutôt que sur des mesures réglementaires visant à réduire la production.
L’organisation écologique Greenpeace a demandé la mise en place immédiate d’un traité mondial contre le plastique. Trois autres cessions de négociations sont prévues d’ici fin 2024 avant la conférence diplomatique d’adoption du traité attendue en 2025.
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