Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Des mesures de bon sens qui ne s’appliquent pas partout dans l’immédiat
21 octobre 2023

Bras-Panon, Saint-André, Salazie, Saint-Denis, Sainte-Marie, Saint-Leu, Cilaos : c’est la liste des communes visées par un arrêté préfectoral limitant l’usage de l’eau. Remplissage des piscines, lavage des voitures et arrosage de la cour et des trottoirs avec l’eau du robinet sont interdits. Ces mesures de bon sens se limitent donc à 7 communes, pour les autres, c’est un appel à réduire la consommation. Rappelons qu’à La Réunion, une personne consomme en moyenne 180 liters d’eau potable chaque jour.
Compte tenu de l’intensité de la saison sèche, le préfet a pris un arrêté préfectoral de vigilance et de limitation des usages de l’eau pour réglementer les usages non-essentiels dans les communes concernées.
Le préfet appelle en outre à la vigilance et à la réduction des consommations d’eau non-essentielles sur l’ensemble du département.
Après échanges approfondis avec les experts réunis au sein du comité départemental sécheresse, le préfet a décidé d’un ensemble de mesures de sensibilisation et de restriction de l’usage de l’eau pour les communes de Bras-Panon, La Plaine des Palmistes, Saint-André, Salazie, Saint-Denis, Sainte-Marie, Le Port, La Possession, Saint-Paul, Saint-Leu, Trois-Bassins, Cilaos, Etang-Salé, Les Avirons et Saint-Louis :
· l’arrêté définit des mesures de vigilance pour les communes de La Plaine des Palmistes, Le Port, La Possession, Saint-Paul, Trois-Bassins, Etang-Salé, Les Avirons et Saint-Louis.
— Sensibilisation : Il est recommandé à l’ensemble des usagers d’adopter une gestion économe de l’eau afin de préserver la ressource.
· l’arrêté définit des mesures de limitation de l’usage de l’eau pour les communes qui relèvent du seuil de « l’alerte » : de Bras-Panon, Saint-André, Salazie, Saint-Denis, Sainte-Marie, Saint-Leu, Cilaos.
Cela signifie :
L’interdiction d’arrosage des espaces verts publics et privés, ni des espaces sportifs entre 8h et 18h.
L’interdiction de lavage de véhicules, engins, bateaux à domicile.
L’interdiction de lavage des bâtiments, façades d’immeuble ou hangar, sauf si réalisé par une collectivité ou entreprise avec impératif sanitaire ou sécuritaire.
L’interdiction de lavage des espaces extérieurs, cours, voiries et trottoirs à grandes eaux, sauf si réalisé par une collectivité ou entreprise avec impératif sanitaire ou sécuritaire. La réduction des prélèvements à usages domestique dans le milieu naturel de 50 %.
L’interdiction de remplissage et du maintien du niveau des plans d’eau de loisirs et piscines privées. Sauf si le chantier avait débuté avant les premières restrictions (hors établissements touristiques).
La gestion des prélèvements d’eau dans le milieu naturel fera l’objet d’un suivi particulier pour garantir la protection des milieux aquatiques et notamment le maintien des débits réservés et les continuités écologiques. Selon l’évolution de la situation, le préfet sera amené à renforcer ou à atténuer les mesures adoptées. Chaque collectivité est invitée, en fonction de la situation particulière de son territoire, à prendre des mesures de restriction adaptées à la situation locale.
En cette période inter-cyclonique sèche, le respect des mesures de précaution sont les suivantes :
→ Pour les particuliers : — réduire l’arrosage des jardins et des espaces verts — réduire ou arrêter le lavage des cours et des voiries à grandes eaux — réduire toutes les consommations d’eau pour les usages non essentiels (lavage de voiture à domicile…) — utiliser les appareils de lavage à plein — réduire les prélèvements individuels dans le milieu naturel
→ Pour les collectivités : — optimiser l’arrosage des espaces verts et des plateaux sportifs
→ Pour les agriculteurs : — favoriser les techniques d’irrigation économes en eau
→ Pour les exploitants des réseaux d’eau : — réduire les fuites dans les réseaux de distribution d’eau potable — signaler en temps réel les perturbations d’alimentation et les fermetures de réseaux susceptibles d’être utilisés par les services de secours et de lutte contre l’incendie — maintenir une vigilance particulière sur les aquifères sensibles et adapter leur exploitation en fonction de l’évolution de la salinité
Lorsque l’eau revient au robinet après une coupure, elle peut être impropre à la consommation durant plusieurs heures. Les coupures et remises en eau successives peuvent en effet engendrer une dégradation de la qualité de l’eau avec un risque pour la santé des consommateurs.
Aussi, l’Agence régionale de santé de La Réunion (ARS) recommande la plus grande vigilance à la population concernée, notamment les personnes fragiles (personnes âgées, enfants…) durant la première demi-journée suivant la remise en eau.
· ne pas utiliser l’eau pour la boisson, la préparation des aliments/repas et des glaçons, le lavage des dents · préférer la consommation d’eau embouteillée · n’utiliser l’eau du robinet que pour les usages non alimentaires · concernant le stockage d’eau pour un usage alimentaire : utiliser des récipients propres, fermés et équipés d’un robinet pour préserver la qualité de l’eau. L’eau conservée en dehors d’un réfrigérateur doit être renouvelée quotidiennement pour éviter qu’elle ne s’altère, compte tenu de la disparition du chlore.
Il est demandé aux habitants des secteurs concernés d’être vigilants aux messages et informations qui sont diffusés.
La situation sera étroitement suivie pour s’assurer des conditions d’approvisionnement en eau pour la gestion du risque incendie. Par ailleurs, la période sèche étant propice aux départs de feux, il est rappelé que les pratiques de brûlage de végétaux coupés (déchets verts, bois coupé, etc.) et d’écobuage sont interdites par l’arrêté préfectoral du 17 octobre 2018, notamment en période à risque, soit du 15 août au 15 janvier.
Le comité sécheresse, qui centralise les données hydrique, hydrologiques et hydrogéologique, s’est réuni le 11 octobre dernier afin de dresser un bilan et d’analyser les mesures à mettre en œuvre en cas d’aggravation de la situation à La Réunion. Ces données, essentielles à la prise de décision publique, permettent de prendre les mesures nécessaires pour la préservation de l’eau sur certaines communes où l’étiage est sévère et où des difficultés ou des tensions sont observées dans la distribution de l’eau.
La saison sèche affiche un bilan contrasté : la micro-région Sud est excédentaire mais des déficits importants s’observent dans l’Est et le Nord. Le mois de septembre a particulièrement creusé les déficits sur ces régions. Dans ces conditions l’étiage est sévère pour certains cours d’eau et tous les besoins en eau ne peuvent plus être satisfaits par les ressources disponibles. Des perturbations ont déjà été enregistrées à Salazie et à Sainte-Marie. Depuis le mois de septembre, des tensions apparaissent également sur certains secteurs de l’Ouest et mettent en difficulté les gestionnaires des réseaux d’eau potable.
Ainsi compte-tenu de l’intensité de la saison sèche, des prévisions météorologiques jusqu’à mi-décembre, et de la croissance prévisible des consommations liée à l’augmentation des températures, une accentuation des perturbations dans la distribution d’eau est possible dans certains secteurs de l’île déjà en tension et les hauts non-interconnectés et dépendants de ressources superficielles d’altitude.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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