Présidentielle 2027 : pourra-t-on sortir du chaos ?
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5 décembre 2008, par

Ces rencontres ont eu lieu hier à l’hôtel Créolia en présence de plus de 200 participants, entreprises, chercheurs, politiques. Objectif de cette journée, « poursuivre l’accompagnement du processus de changement de mentalité des acteurs réunionnais envers l’activité de Recherche et Développement, convaincre les entrepreneurs et scientifiques que l’innovation et la R&D représentent un enjeu essentiel pour le développement économique de La Réunion ».
Au programme, des interventions de choix, tels David Mac Williams, jeune économiste irlandais qui s’est livré à un comparatif des modèles de développement de nos deux îles. Daniel Moreau, PDG de Royal Bourbon Industrie, entreprise qui développe une gamme de produits alimentaires locaux et tente l’exportation, et Moïse Riboh, ancien directeur de la prospective stratégique et des relations scientifiques du Groupe Danone.
L’après-midi, le débat s’est engagé autour de 4 tables rondes : comment protéger et valoriser les idées qui rapportent ? Comment trouver les idées et moyens financiers de sa recherche et développement ? Comment s’appuyer sur ce qui se passe près de chez nous ? Pourquoi et comment être fort localement avant de partir conquérir de nouveaux marchés ?
L’intervention de l’économiste David Mac Williams a particulièrement capté l’attention des participants. Comment, en effet, une île comme l’Irlande est-elle devenue le « tigre celtique » ? Comment a-t-elle réussi à créer son propre dynamisme économique ? Ce modèle est-il transposable à La Réunion ou du moins est-il la preuve qu’un essor économique est possible à La Réunion ? David Mac Williams a tenté de montrer que La Réunion dispose des atouts pour réussir. « Vous avez un héritage industriel peu contraignant, donc des marges de manœuvre, une force de travail bien formée, compétitive et en croissance, une ouverture culturelle et des fondations solides en France et en Europe, et enfin un cadre de vie attractive pour les candidats de haut niveau », a-t-il souligné. Reste donc maintenant à innover. Et innover implique de « projeter les ambitions au-delà du périmètre opérationnel actuel, de se libérer des limites actuelles, d’investir dans la recherche de solutions créatives pour atteindre les objectifs ». L’Irlande a su attirer des compagnies prestigieuses telles Google, et s’inspirer et travailler avec des pays comme l’Israël, Singapour, Hong Kong. La bio-science, la pharmaceutique ou encore l’informatique sont aujourd’hui les activités de l’Irlande. A La Réunion donc de trouver ses partenaires et de développer l’excellence dans les domaines choisis.
Comme l’a rappelé Mohamed Rochdi, président de l’Université, La Réunion dispose de 17 laboratoires de recherche et il est nécessaire d’y investir pour innover.
En clôture de la matinée, Paul Vergès, président du Conseil régional, a insisté sur le contexte réunionnais de développement, avec ses 52% de la population en dessous du seuil de pauvreté, et a invité les entrepreneurs à « faire participer l’opinion réunionnaise la plus large » à cette recherche de l’excellence. Enfin, il a souligné que La Réunion ne pourra atteindre l’excellence, innover sans un co-développement solidaire. « Nous ne nous sauverons que par la solidarité de nos îles », a-t-il conclu.
EP
Pôle de compétitivité en agro-nutrition
Qualitropic est le seul pôle de compétitivité agro-nutrition en milieu tropical outre-mer. « Un pôle de compétitivité est, sur un territoire donné, l’association d’entreprises, de centres de recherche et d’organismes de formation engagés dans une stratégie commune de développement, destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction de marchés ciblés ». Qualitropic compte 50 adhérents. Sur 14 projets labellisés, 10 sont actuellement financés pour un total de 8 millions 127.000 euros. Parmi les projets, la valorisation d’un co-produit de la canne, l’utilisation du bambou pour l’assainissement, la valorisation énergétique des litières de volaille, le développement d’une méthode de séchage et stockage pour de nouvelles variétés d’oignons.
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Mézami si mi di azot mi rèss dan lé ba é sète ané la fré la okip amwin. Sépa la vyéyèss lotèr pars lé vré konm i di « toulézan douz moi » é afors (…)
In kozman pou la rout
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