Rentrée à l’Université : à La Réunion, la précarité étudiante atteint un point de rupture
26 août, parConséquence du système néocolonial
Syndicat général des personnels de l’Éducation nationale
8 juin 2005

Voici un communiqué du SGPEN-CGTR en réaction à l’ajournement provisoire de la loi Fillon.
(page 5)
Le Ministre De Robien vient d’ajourner l’examen de textes d’application de la loi Fillon via l’annulation du comité technique paritaire prévu le 13 juin et le retrait de ces textes de l’ordre du jour du Conseil supérieur de l’éducation du 16 juin ; non pas pour enterrer la loi selon lui, "qui est votée et sera appliquée", mais pour discuter des conditions de son application.
Au-delà d’une sémantique qui se veut prudente, parions que l’objectif inavoué du Ministre est de désamorcer la colère des enseignants, des élèves et de l’ensemble du monde éducatif afin que les fameux 100 jours du Premier ministre ne soit pas ternis et plombés par une possible explosion sociale tant la colère est forte.
Au-delà des considérations et calculs politiciens du ministre, il n’en demeure pas moins vrai que cette pause momentanée dans l’application de la loi Fillon traduit un certain désarroi et une sérieuse inquiétude dans les rangs du pouvoir.
Cela doit nous encourager fortement à mettre la pression maximale sur ce gouvernement complètement illégitime depuis le 29 mai 2005, afin qu’ils rangent aux placards ces foutues lois de démantèlement du service public national d’éducation.
La mobilisation des personnels, en association étroite avec l’ensemble de la communauté éducative (parents d’élèves..) demeure plus que jamais indispensable, elle est de pleine actualité.
Oui, il est possible de faire reculer ce gouvernement et de gagner tant sur le gel définitif de la loi Fillon que sur celui de l’abandon de l’application de la loi sur les transferts des TOS.
Le SGPEN-CGTR souhaite que soit engagé un mouvement de grande ampleur pour donner le coup de grâce à ces réformes ultra-libérales de sabordage du service public.
Notre organisation syndicale entend prendre une part active dans la construction du nécessaire et indispensable rapport de force pour faire échec à ces lois.
En conséquence, les délégués du SGPEN-CGTR réunis en assemblée générale se sont déclarés favorables à l’organisation d’une grève unitaire des personnels à la prochaine rentrée prochaine.
Aussi, les délégués du SGPEN-CGTR ont donné mandat au bureau académique du syndicat pour initier une démarche unitaire auprès de toutes les autres organisations syndicales afin de parvenir tous ensemble à la réalisation de cet objectif de grève pour la rentrée.
Soyons offensifs face à ce gouvernement faible et aux abois !
Le secrétaire général,
Patrick Corré
Conséquence du système néocolonial
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