Interpellation de Rivo Rakotondravelo à Mayotte : indignation et solidarité de la CGTR
27 août, parRépression du rassemblement des syndicats à Mayotte
Réaction du SGPEN-CGTR
26 novembre 2004

(Page 5)
Bla... bla... bla...bla ! Ça continue. Après le grand blabla national sur l’école, qui a donné les résultats brillants que l’on connaît (la poursuite de la casse du service public, le vote de la loi sur les TOS, les suppressions d’emploi, la réduction drastique des postes au concours : STAPS.., un budget en régression), voilà que le recteur nous sert la “version marketing pays” d’une communication gouvernementale qui constitue une véritable insulte à l’intelligence des personnels et des parents d’élèves. Le projet académique est né et le recteur en est fier, il est bien le seul !
Le recteur prône la culture du résultat. L’axiome est simple : comment en matière d’amélioration du système éducatif faire mieux en supprimant davantage de moyens ?
Côté cour, toutes les organisations syndicales et les “acteurs” du système éducatif réunionnais ont été invités à s’associer à cette réflexion jugée pertinente et de nature selon ses promoteurs à... mobiliser et à fédérer les énergies, côté jardin, on mets les bouchées doubles pour supprimer des profs, des personnels d’éducation, des administratifs sans compter l’absence de recrutements de personnels sociaux et de santé, bref, on laisse la jeunesse réunionnaise se débattre dans les plus grandes difficultés en accentuant davantage la fracture scolaire.
La population réunionnaise n’est pas dupe ! En tous cas, que l’on ne compte pas sur notre organisation syndicale pour donner le moindre crédit à cette médiocre farce et à cette pâle et vaine tentative de cogestion recherchée dans la mise en œuvre de la politique de rigueur gouvernementale.
Ce n’est pas de débats stériles contraires à leurs aspirations dont ont besoin les personnels et notre jeunesse mais de réponses précises et concrètes quant à l’amélioration effective du système éducatif.
Cela passe notamment par l’abandon ou par défaut à la mise en place d’un moratoire :
- Sur les transferts des personnels TOS !
- Sur les suppressions d’emplois et restitution des emplois administratifs supprimé !
- Sur les fins de contrats des personnels CEC et autres.
De la même façon que nous avons refusé de cautionner le grand blabla national sur l’école qui a par ailleurs été boycotté massivement par les Réunionnais, nous nous refusons à participer à la mise en œuvre du “projet académique”.
Le SGPEN-CGTR ne cautionnera pas la mise en œuvre des desseins gouvernementaux de casse de notre système éducatif sous-tendus par la démarche rectorale.
En revanche, nous continuerons de mettre toute notre énergie à mobiliser les personnels en étroite association avec les fédérations de parents d’élèves et les usagers, pour faire échec aux plans gouvernementaux de démantèlement du service public national d’éducation, de destruction annoncée des statuts et carrières.
Ce que nous voulons est légitime : un véritable avenir pour notre jeunesse qui ne souffre que trop.
Le secrétaire général du SGPEN-CGTR,
Patrick Corré
Répression du rassemblement des syndicats à Mayotte
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