Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
Communiqué commun de la FSU, du SGEN-CFDT et de la FCPE
6 mai 2016

FSU, SGEN-CFDT et FCPE ont quitté les discussions relatives au futur calendrier scolaire compte-tenu de l’orientation prise par le débat qui s’écarte de l’intérêt exclusif de l’élève.
Un groupe de travail s’est réuni mardi 3 mai au rectorat pour discuter du futur calendrier scolaire pour la période 2017-2020. Il aurait pu être l’occasion de préparer un véritable débat sur un sujet dont l’enjeu se situe bien au-delà de la seule question du découpage de l’année scolaire. Le choix d’un calendrier est en effet déterminant pour les conditions de travail des élèves et donc pour leur réussite scolaire.
L’occasion d’engager enfin une vraie consultation sans parti pris a malheureusement été manquée puisque seules les propositions proches du calendrier métropolitain ont été jugées recevables au regard des critères imposés en amont par le rectorat.
Ainsi donc, pour la première fois dans notre académie, les acteurs et partenaires de l’Éducation Nationale n’auront même pas simplement la possibilité de débattre d’un calendrier alternatif au modèle mixte proche du calendrier national.
Le débat a été faussé par une méthode anti-démocratique refusant catégoriquement de reconnaître nos spécificités. C’est une mascarade, un simulacre de consultation auquel nous avons assisté, la proposition d’un calendrier adapté aux contraintes et spécificités locales ayant été purement et simplement écartée pour les consultations à venir.
Pourtant cette proposition, qui tient compte du climat, de la géographie, du rythme biologique (rythmes scolaires 7/2), anticipatif pour les études post bac, qui fait des propositions pour la transition du passage d’un calendrier à l’autre (en partenariat avec les universités), vise à répondre aux particularités de notre académie qui font que les élèves sont placés dans de très mauvaises conditions d’apprentissage pendant une partie de l’année du fait des fortes chaleurs mais aussi à cause d’une coupure en décembre-janvier qui est un non-sens pédagogique.
D’autres considérations ont prévalu qui s’écartent de l’intérêt exclusif de l’élève ; c’est pour ces raisons, que nos organisations ont décidé de quitter la table des discussions.
Pour la FSU Réunion
Marie-Hélène Dor
Pour le Sgen-CFDT
Didier Hoarau
Pour la FCPE
Daniel Amouny
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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