Colère des parents de l’école maternelle de Vincendo
28 août 2007, par Sophie Périabe
Comme dans beaucoup d’écoles maternelles de l’île, il existe une classe TPS pour les tout petits à partir de 2 ans et demi. Cela leur permet de se familiariser avec l’environnement scolaire et aussi pour de nombreux parents d’éviter le casse-tête de la garde des enfants.
C’était donc le cas de l’école maternelle de Vincendo jusqu’à cette nouvelle rentrée scolaire.
« Avec la suppression de la classe TPS, c’est un enseignant en moins pour l’établissement et donc une surcharge dans les autres classes, explique un parent. De plus, ils seront obligés de mélanger les élèves ; on aura donc des petites sections avec des moyennes sections, etc... ».
En effet, avec l’abandon de cette classe TPS, on arrive à un effectif d’environ 25 élèves par classe, et selon les statistiques du Rectorat, cette moyenne doit s’élever à 27 élèves par classe, d’où la suppression du poste d’enseignant.
Les parents présents hier matin se disent déterminés à aller jusqu’au bout et ont donc rencontré dans la matinée l’inspecteur en charge du secteur.
Selon les parents d’élèves, après entretien avec le recteur, il semblerait que l’inspecteur aurait demandé à l’établissement de réunir l’ensemble des élèves qui seraient concernés par la classe TPS, pour juger de la nécessité de rétablir ou non cette classe.
D’après nos informations, une vingtaine de parents auraient déjà été contactés par l’école.
« Le comportement de ces gendarmes était suspect »
A la grande surprise des parents d’élèves, les gendarmes étaient aussi de la partie hier matin. Mais en même temps, il est tout à fait normal que les forces de l’ordre se tiennent prêtes face à d’éventuels débordements. D’ailleurs, les parents le disent, « ils n’étaient pas agressifs ».
Cependant, le plus étonnant, « c’est que ces gendarmes ont relevé tous les noms des personnes présentes dans la manifestation. Ils ont pris leur petit bloc note, on dirait qu’ils menaient une enquête ». Les parents se demandent donc s’il est normal et surtout légal de passer au crible tous les manifestants ainsi.
« C’est inadmissible de voir cela. Qui étaient présents ? Qui est le meneur ? C’était ce genre de questions que posaient les gendarmes », affirme un parent présent.
Dans quel but les forces de l’ordre ont-elles relevé les identités des personnes présentes ? Doivent-elles craindre des représailles pour avoir manifesté ? De la part de qui ?
De nombreux parents d’élèves de cette petite école de Vincendo se posent aujourd’hui ces questions.
Sophie Périabe
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