Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
La tempête tropicale Carlos au plus proche de La Réunion
7 février 2017, par

À La Réunion, le calendrier scolaire tend à se rapprocher de celui de la France alors que la réalité climatique est totalement différente. La rentrée scolaire en plein été, au cœur de la saison des cyclones, a déjà fait perdre une journée d’école aux Réunionnais. Le préfet a en effet décidé de fermer aujourd’hui toutes les écoles pour des raisons de sécurité.
Dimanche, lors du 9e Congrès du Parti communiste réunionnais, Julie Pontalba avait mis en évidence les conséquences d’un calendrier scolaire inadapté à La Réunion. La rentrée s’est faite la semaine dernière sous une chaleur torride, ce qui compromet l’apprentissage des élèves. En effet, les vacances d’été ne cessent de se réduire. Elles durent désormais à peine un mois. Pendant ce temps, les vacances d’hiver continuent de s’allonger. Elles sont plus longues que celles d’été. Bien entendu, une telle situation serait inimaginable en France. Mais La Réunion souffre sous la domination du néocolonialisme.
Dans notre île, l’été est également le cœur de la saison des cyclones. La chaleur réchauffe l’océan, rendant possible le déclenchement de ces phénomènes dévastateurs. Ces derniers sont classés selon la vitesse des rafales de vent. La Réunion est actuellement concernée par une tempête tropicale, Carlos. Si la puissance du vent ne lui donne pas le qualificatif de cyclone, les fortes pluies apportées par cet événement climatique ont amené le préfet à déclencher la pré-alerte cyclonique.
Le représentant de l’État a également décidé hier la fermeture de tous les établissements scolaires aujourd’hui par sécurité.
Le problème du calendrier scolaire est de nouveau posé, car la saison des cyclones est loin d’être finie. À chaque passage dans les parages de l’île d’une tempête ou d’un cyclone, ce sont des journées d’école en moins au détriment des jeunes Réunionnais.
Auparavant, les vacances d’été commençaient fin décembre pour une rentrée au début du mois de mars. Après la création de l’Académie de La Réunion, ces vacances ont été peu à peu réduites. Février a commencé à être entamé pour être désormais un mois de travail scolaire. Aujourd’hui, la rentrée se fait au mois de janvier. Cette évolution s’est faite malgré les protestations d’enseignants soucieux de la réussite scolaire de leurs élèves.
La réalité de La Réunion est connue, avec le changement climatique, le risque de phénomènes plus intense est réel. En effet, la zone d’évolution des cyclones tropicaux très intense se décale progressivement vers La Réunion. C’est une donnée qui doit être prise en compte.
Pour que l’intérêt des élèves prévalent, l’adoption d’un calendrier scolaire adapté au climat de La Réunion est indispensable. Cela passe par un début de l’année scolaire au mois de mars après les vacances d’été, et la fin des cours au mois de décembre. L’argument évoqué par les opposants au calendrier scolaire réunionnais est celui du décalage avec celui de la France. Le nombre de Réunionnais qui se rendent en France pour poursuivre leurs études représente bien moins de 5 % de la totalité de la population scolaire de notre île. Faut-il donc continuer à sacrifier les intérêts de plus de 95 % pour ceux supposés de moins de 5 % ?
Plus que jamais, le calendrier climatique doit s’appliquer à La Réunion.
M.M.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Mézami na pwin lontan mwin la ékrir in n’afèr dann in biyé pou dir d’apré sak mi antann in pé partou épi sak mi lir ossi dann zoinal, bann zansien (…)
In kozman pou la rout
NaMo Green Rail, sur la ligne Jind-Sonipa
D’autres communes concernées à La Réunion ?
Convention de subvention avec l’Agence française de développement
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois