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Formation professionnelle dans les régions d’Outre-Mer
19 octobre 2005

La 3ème édition de l’université de la formation professionnelle des Régions d’Outre-Mer s’ouvrait hier en présence du ministre de l’Outre-Mer, François Baroin, et des représentants des régions Guadeloupe, Guyane et Martinique, devant un parterre de présidents de centre de formation, privé ou institutionnalisé.
Trois jours de débat, 300 participants originaires des régions d’outre-mer et un thème : “La formation professionnelle pour un développement durable et solidaire”.
Paul Vergès, président de la Région Réunion, député européen, le rappelait de vive voix. Les Régions ultrapériphériques (RUP) devront faire face à des défis importants durant les trois prochaines décennies, dus notamment à une croissance démographique préoccupante. Aujourd’hui, il importe de former la jeunesse ultramarine, la préparer à vivre les prochains défis de leur région, défis à relever en même temps que la mondialisation joue son jeu.
Les RUP entretiennent l’idée d’un développement durable et solidaire, avec la jeunesse, qu’il incombe de former. "Nos territoires ont des atouts : une augmentation significative du niveau de formation de nos populations, le dynamisme de nos entreprises, et une propension à imaginer des solutions qui nous sont propres, répondant à nos besoins, présents et à venir", note Paul Vergès. En respect de quelques chiffres...
À échéance 2030, la démographie de nos 4 régions ultramarines, particulièrement La Guyane et La Réunion, sera une source de problèmes, à gérer à court et à long terme. La Réunion compte aujourd’hui 763.000 habitants. En 2030, la population réunionnaise comptera plus d’un million habitants. La Guyane verrait sa population passer de 185.000 à 426.000 habitants. "C’est dans le cadre de ces chiffres que doit être posée la question de la formation professionnelle", déclare-t-il. Les régions ultrapériphériques échangent sur les moyens de mettre en œuvre, communément, leur plan régional de développement de la formation, tout en prenant en compte l’évolution du marché de l’emploi et du potentiel des métiers d’avenir.
Impliquée dans le développement de nos régions
Nul besoin de disserter sur le rôle stratégique de la formation professionnelle dans le développement durable et solidaire des RUP, si ses derniers ne réfléchissent pas ensemble à la manière d’exploiter leurs atouts, et d’anticiper les défis à venir. Il importe d’impliquer la jeunesse RUPienne, en développant le circuit de la formation professionnelle, en la mettant au diapason du marché de l’emploi et de ses métiers porteurs. "Il nous faut former dans nos pays le maximum de jeunes pour qu’ils maîtrisent les nouvelles technologies", déclare Paul Vergès. Les nouvelles technologies de l’information et de communication (NTIC) sont aussi une piste à privilégier. Les RUP doivent devenir des pôles d’excellence, des pôles de compétences. La Région Réunion a déjà amorcé la manœuvre, mais compte bien intensifier son aide au développement de ce secteur d’activités, en boostant la formation.
Par ailleurs, Paul Vergès ne pouvait faire l’impasse sur la question du changement climatique, qui implique la réadaptation de nos systèmes de construction. Autrement dit, qui implique de former nos jeunes pour que soient réadaptés nos systèmes de construction. La piste de la mobilité est également ouverte. La formation professionnelle est aussi un moyen de s’ouvrir sur le monde. La Région Réunion a mis en œuvre un véritable programme “mobilité”. Se former au Canada, en Inde, en Afrique du Sud ou en France est aujourd’hui possible et constitue une chance pour la jeunesse insulaire, qui souhaite acquérir des savoirs, des technologies nouvelles.
"À chacun son travail"
La formation professionnelle est bien au centre de la question des grands défis que doivent relever nos régions. D’où l’intérêt d’échanger sur le développement de la formation professionnelle. Les participants de la 3ème université de la formation professionnelle, pour la plupart présidents ou directeurs de centre de formation, élus chargés de la formation professionnelle, devront réfléchir sur ce qu’il faut mettre en œuvre pour que la formation professionnelle apporte à l’économie des RUP, aujourd’hui et demain. On attend la diversification de l’offre de formation, et l’adaptation de l’offre de formation à nos besoins, en matière de développement économique.
Pour ce qui est des moyens, l’Etat n’en dit pas plus long. Il soutient la formation professionnelle, mais ce sont les régions qui en ont la compétence de plein exercice. Le ministre François Baroin préfère le dire. "A chacun son travail", lancera-t-il. Pour autant, en signe d’engagement du gouvernement, il annonce que l’AFPAR et le RSMA - "l’école de la dernière chance" - seront largement soutenus par le gouvernement. Le Fonds social européen (FSE), à hauteur de 140 millions d’euros, appuiera les programmes de formation.
Bbj
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Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
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