Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Rentrée 2023 : visite officielle de Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale
16 août 2023, par

Comme ces prédécesseurs, Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale, est en visite officielle à l’occasion de la rentrée scolaire dans notre pays. Il arrive aujourd’hui et comme ces prédécesseurs, il sera interpellé sur le drame vécu par les lauréats des concours de recrutement de l’Éducation nationale qui doivent s’exiler en France pour ne pas perdre le bénéfice de leur intégration au concours. Une dérogation au droit commun permettra de mettre fin à ces drames familiaux, tout en étant un atout pour faire reculer l’échec scolaire et l’illettrisme à La Réunion.
La visite officielle du ministre de l’Éducation nationale à La Réunion lors de la rentrée scolaire est devenue une tradition. Dans notre île, le système éducatif est le même qu’en France, langue d’enseignement comprise. La rentrée scolaire à La Réunion est donc l’occasion pour les médias parisiens d’évoquer cette question quelques semaines avant le retour des élèves dans les classes en France.
Lors de chaque visite ministérielle de rentrée scolaire, le même problème est posé chaque année. C’est celui de l’affectation en France de Réunionnais lauréats du concours de recrutement d’enseignants de collèges et lycées de l’Éducation nationale. L’existence de postes vacants à La Réunion renforce le sentiment d’injustice pour ces Réunionnais qui doivent choisir entre l’exil ou la renonciation à leur intégration dans la fonction publique d’État.
Les victimes de ce système bénéficient du soutien de nombreux élus notamment. Mais la réponse de l’administration centrale reste la même. C’est l’application du droit commun, donc à concours national, mouvement national. Les lauréats sont susceptibles d’être affectés n’importe où en France et n’ont pas la garantie d’avoir le droit de travailler à La Réunion.
Il ne fait guère de doute que dès ce 16 août, Gabriel Attal sera interpellé sur cette question de la mutation contre leur gré d’enseignants stagiaires réunionnais en France. La mise en œuvre d’une adaptation du droit commun est nécessaire. Ceci répondra non seulement aux revendications de mères et de pères de famille qui ne veulent pas s’exiler, mais aussi à ceux des élèves.
En effet dans notre île, la langue d’enseignement est le français alors que la langue maternelle est le créole. Le fait qu’un enseignant maîtrise le créole ne peut qu’être un atout.
Au lendemain de l’abolition du statut colonial à La Réunion, un des objectifs était de faire de l’école obligatoire une réalité. Pour cela, il était nécessaire de recruter de nombreux instituteurs. Pour pallier à ce besoin, une mesure dérogatoire a été mise en œuvre : le recrutement d’enseignants ayant le BEPC et non pas le baccalauréat.
Pourquoi donc pas adopter une mesure dérogatoire permettant aux lauréats des concours de l’Education nationale à La Réunion d’enseigner à La Réunion ? Ceci permettra de mettre fin aux drames familiaux qui se répètent chaque année, tout en luttant plus efficacement contre l’échec scolaire et l’illettrisme à La Réunion.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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