Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Photovoltaïque et photosynthèse
9 juin 2011, par

Durant une année scolaire, les élèves des classes de 1ère S1 du lycée Ambroise Vollard et de 2nde du lycée de Bois Joly Potier ont travaillé sur le projet éducatif “Entre ombre et lumière Indigo sous le sol… aire”, en collaboration avec le Conservatoire botanique national de Mascarin et EDF Energies Nouvelles.
Hier, c’était journée de bilan pour les lycéens qui ont travaillé sur ce projet né d’une collaboration entre le Conservatoire botanique et EDF Energies Nouvelles.
Au départ, « c’était un projet scientifique », explique Monique Paternoster, du Conservatoire.
En effet, le Conservatoire botanique de Mascarin avait été sollicité par EDF Energies afin de mener une mission d’expertise des plantes d’origine sur le site de Pierrefonds, destiné à accueillir une centrale photovoltaïque.
« Il s’est avéré qu’il y a une espèce indigène de La Réunion à forte valeur patrimoniale, l’indigofera diversifolia, qui ne pousse que dans cette région de l’île, Saint-Louis, Pierrefonds. On la trouve aussi à Madagascar », raconte Monique Paternoster.
Après un inventaire et une récolte des graines qui a eu lieu fin 2009, le Conservatoire a décidé d’associer des jeunes à cette restauration, une initiative soutenue financièrement par EDF Energies Nouvelles et applaudie par le Rectorat. « C’est un outil pédagogique pour que les élèves prennent conscience du développement durable », souligne Sylvain Gaignard d’EDF Energies Nouvelles.
Deux lycées ont ainsi répondu favorablement à cet appel.
« C’est un projet innovant puisqu’il associe photovoltaïque et photosynthèse »
Durant une année scolaire, une cinquantaine de jeunes de 16 à 17 ans ont travaillé, pour les 1ères S dans le cadre des TPE (Travaux personnels encadrés), sur les problématiques des énergies alternatives et de la conservation de l’environnement.
« Notre projet consistait à reboiser le site de Pierrefonds », explique Coralie, élève de 1ère S1 au lycée Ambroise Vollard. « Nous sommes allés plusieurs fois sur le site, car c’est à cet endroit que pousse l’indigofera. Il fallait désherber et replanter sous les panneaux photovoltaïques », poursuit sa camarade de classe, Rachel.
Il faut savoir que cette plante indigène a du mal à se développer seule, « nous avons dû forcer un peu la germination », raconte Alexandre.
De cette expérience, Lisa et Jing retiennent l’importance de la conservation des plantes et la lutte contre la désertification.
« Aménager oui, mais pas n’importe comment, précise Sylvain Gaignard. C’est un projet innovant puisqu’il associe photovoltaïque et photosynthèse ». « C’est pourquoi nous avons voulu travailler avec des adolescents pour approfondir ces thématiques très complexes », poursuit Monique Paternoster.
Plusieurs milliers de graines ont été récoltés et mis en culture. Une première plantation a été effectuée par les élèves sous les panneaux de cette centrale photovoltaïque qui produit 3,45 MWh, soit la consommation de 4.000 Réunionnais.
C’est l’association Les Béliers de Sainte-Rose qui prendra la suite de la plantation.
SP
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