Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Concours national d’aide à la création
2 octobre 2004

Lors de la remise des prix d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes aux lauréats réunionnais, deux candidats, dans la catégorie “en émergence”, ont reçu chacun une subvention de 45.000 euros.
La recherche et l’innovation construisent le futur de notre pays. Et cette construction appartient en premier lieu aux jeunes, porteurs d’avenir. C’est l’esprit du discours du préfet Dominique Vian, qui saluait avant-hier “l’acte de création de l’homme économique” lors de la remise des prix aux lauréats réunionnais du Concours national 2004 d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes.
Pour lui, "La Réunion se doit de représenter nos capacités en recherche et innovation dans sa zone d’influence" et "elle se doit de donner à la jeunesse les conditions de la créativité".
Au niveau national, 1.402 projets étaient en lice. Parmi les 333 projets retenus par les jurys régionaux, le jury national a décidé de récompenser 182 lauréats : 83 dans la catégorie “création développement” et 99 dans la catégorie “en émergence”.
La Réunion tient tout à fait son rang avec 10 lauréats depuis 1999 et deux nouveaux cette année dans la catégorie “en émergence”, dont le projet est encore au stade d’idée. Ces lauréats recevront, à titre personnel, une subvention (45.000 euros) pour financer les prestations nécessaires à la maturation de leur projet.
Un seul des deux lauréats était présent à la remise des prix en préfecture avant-hier. Bernard Offman, 33 ans, est docteur en sciences (biologie, biochimie, biologie moléculaire), enseignant chercheur titulaire et maître de conférence à l’Université de La Réunion. Il exerce au laboratoire de biochimie et génétique moléculaire. Il a proposé un projet de création d’entreprise de service d’ingénierie des protéines, baptisé Mutagenix.
Fier de la reconnaissance apportée au travail mené avec son laboratoire, Bernard Offman a présenté son projet : "Il s’agit d’inscrire la biotechnologie dans le tissu industriel de La Réunion par la création d’une entreprise d’ingénierie raisonnée qui peut proposer des services dans les domaines de l’agroalimentaire, de l’environnement, du traitement des eaux usées et des produits pharmaceutiques".
La méthode bio-informatique créée par le candidat peut identifier les acides animés d’une séquence de protéine et donc en prédire les fonctions biologiques.
Il poursuit : "Les protéines sont des acteurs formidables que l’homme s’est accaparés, notamment pour les produits alimentaires. Grâce à la création d’une méthode basée sur la bio-informatique, discipline récente, nous pouvons accélérer le processus de découverte de protéines, réduisant un délai de trois ans à quelques semaines. Ce qui réduit les coûts de production".
Le deuxième lauréat est âgé de 37 ans. Titulaire d’un diplôme d’école supérieure de commerce, il est en recherche d’emploi. Il a été directeur de l’association “Aide médicale internationale”, contrôleur de gestion, consultant senior chez KPMG et directeur d’une société de consultants.
Son thème s’intitule Biotracker : c’est un outil de sélection et de traçabilité de plantes tropicales à principes actifs destinées à l’industrie cosmétique et pharmaceutique.
En son absence, il a demandé à Patrick Hervé de présenter son projet, qui compte deux produits : "Le premier est une base de données de plantes médicinales ayant un principe actif intéressant à valoriser. La base va répertorier aussi un certain nombre d’informations sur la plante et son utilisation. Cette base évite de faire appel à la chimie combinatoire et à la manipulation."
Le deuxième produit est une puce à enzyme qui établit un certificat d’authenticité de la plante à principe actif. "Elle permet de sécuriser les approvisionnements, les utilisations et permet d’analyser la variabilité d’une espèce dans le temps. Il s’agit d’un traceur à protéines ou anticorps monoclonaux. L’association des deux produits permettra de simuler les caractéristiques d’une molécule ou d’un complexe de molécules et ainsi, de réduire les coûts de développement des sociétés de cosmétologie et nutraceutique".
Le projet apporte une réponse à une question complexe, qui est à l’origine de la recherche : "Comment améliorer l’utilisation des plantes naturelles dans les secteurs pharmaceutiques et cosmétiques, tout en développant les richesses présentes dans les pays du Sud ?" Le projet Biotracker est porté par la société Octans, domiciliée sur la Technopole de La Réunion.
Eiffel
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture