À Mayotte : Sébastien Lecornu face à un mouvement social
26 août, par« On ne mange plus à notre faim, on ne peut plus continuer à vivre comme ça »
8ème congrès de l’Union des femmes réunionnaises
15 mars 2005

L’actualité de ces derniers jours a bien montré l’inquiétude des lycéens, du monde enseignant et des parents face au projet de loi d’orientation pour l’avenir de l’école proposé par le ministre de l’Éducation nationale, François Fillon. C’est ce qu’a relevé Marianne Assing lors du huitième congrès de l’Union des femmes réunionnaises.
(page 9)
La crainte des lycées, leur incertitude de l’avenir sont légitimes devant les attaques du gouvernement Raffarin. Ce gouvernement n’a cessé, depuis son accessibilité au pouvoir, de remettre en cause tous les acquis accentuant par là même, l’inégalité des chances des jeunes dans le système scolaire. Nos jeunes lycéens se battent contre une loi qui privilégie une école à deux vitesses. Nous soutenons leurs revendications et réclamons avec eux le retrait pur et simple d’une loi qui peut s’appliquer sans concertation.
Dans notre île, le système éducatif est bien malade et des moyens importants doivent être mis en œuvre pour que tous les enfants aient leur chance de réussite. Plus de 240.000 élèves et étudiants sont accueillis dans notre Académie, soit près d’un tiers de la population réunionnaise. Il faut souligner le nombre important d’élèves boursiers (61% des collégiens, plus de 55% des lycéens). Tout ceci montre bien les conditions modestes de la plupart de nos scolaires.
Améliorer les chances de réussite
Le manque de moyens se fait sentir dès l’école maternelle puisque seulement 14% des tout petits y sont inscrits. Chaque maman connaît bien les difficultés pour qu’un enfant de deux ans soit admis dans une classe maternelle. Il a été constaté que plus un enfant fréquente l’école dès son plus jeune âge, plus ses chances de réussir sa scolarité sont élevées. L’école primaire est obligatoire à partir de six ans, mais là aussi les moyens sont nettement insuffisants. Citons entre autres, la vétusté ou le manque d’infrastructures, les classes surchargées ne permettant pas l’épanouissement des élèves alors que l’enfant devrait être au cœur du système éducatif. Notre députée, Huguette Bello, intervenant à l’Assemblée nationale, lors du débat du projet de loi Fillon, a bien souligné les insuffisances de cette loi. Elle dit notamment : "ni les impératifs de rentabilité, ni même l’obligation de préparer les enfants à la vie professionnelle ne sont pour l’enseignement suffisants. L’enfant est le sujet de l’Éducation". Elle reprend aussi les propos de Jean-Marie Domenach qui pense que la relation pédagogique est fondée "non sur l’utilité, mais sur la vérité, la beauté, la liberté et la convivialité". Et comme notre députée, nous aussi, nous demandons de ce qu’il en est du beau discours du président de la République à propos de l’école où il déclarait que celle-ci est "l’espace où l’on forme les citoyens à la critique, au dialogue et à la liberté". Nous notons toutefois que des progrès ont été accomplis ces dernières années bien que le taux de sorties sans qualification reste élevé, deux fois plus qu’en Métropole et que 40% des collégiens sont en zone d’éducation prioritaire.
La réussite des filles
Le taux de réussite au Baccalauréat général a progressé de 17 points en dix ans. Le même constat peut être fait dans les autres Bac technologiques et professionnels ainsi que les autres examens professionnels (CAP, BEP). Les effectifs de l’enseignement supérieur ont connu également un accroissement significatif : 6.000 étudiants de plus en dix ans. Nous connaissons tous les grandes difficultés des étudiants à poursuivre leurs études lorsqu’ils sont issus d’un milieu défavorisé. Le taux de réussite chez les filles reste supérieur à celui des garçons. C’est pour cela qu’elles devraient avoir accès à tous les métiers, car il est impensable qu’au 21ème siècle il existe encore des métiers dits masculins ou féminins.
53% des filles se présentent au Bac général contre 48,2% des arçons. Elles sont cependant moins présentes dans les filières scientifiques. 58,7% des filles s’inscrivent à l’université en priorité en lettres (51%) ou en droit.
Les demandes des familles pour une orientation vers la voie professionnelle sont beaucoup plus élevées pour les garçons que pour les filles et les décisions d’orientation valident largement ce choix. Après la troisième, 61% des filles optent pour une Seconde générale contre 39% des garçons. 31,3% des garçons choisissent la Première technologique contre 25,% des filles.
En BTS les filles sont largement majoritaires dans le secteur des services (73%) alors que dans le secteur de la production, elles ne sont plus que 16%. L’enseignement est la clef de voûte de l’Édifice Social. Il devrait donc à ce titre bénéficier d’énormes moyens humains et financiers pour que chaque enfant, au sortir de l’école, ait la possibilité de s’insérer et de s’épanouir dans la vie sociale.
Marianne Assing
« On ne mange plus à notre faim, on ne peut plus continuer à vivre comme ça »
Levée de la grève à l’hôpital public de Saint-Benoît
Conséquence du système néocolonial
In pti nouvèl an passan dsi in moune la mète la Rényon anlèr. Moune-la, mwin la vi ali apré fèr in komantèr dsi in gran konkour zé koléktif li la (…)
In kozman pou la rout
Précarité des étudiants de l’Université à La Réunion à cause d’un abandon par l’Etat
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois