Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
La Réunion en fin du classement des Universités
22 septembre 2014

Une offre de formation restreinte, un manque de moyens financiers de l’Université, et les difficultés économiques des étudiants sont autant de spécificités que ne rencontrent pas les autres universités présentes dans le classement selon le taux de réussite précise l’UNEF dans un communiqué dont voici des extraits.
Le Vendredi 19 Septembre 2014, le journal Le Monde a publié le classement des Universités françaises selon leur taux de réussite. Ce classement, effectué par le Secrétariat d’Etat à l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, est basé sur trois critères : le taux de réussite des étudiants en fin de première année de licence pour l’année 2012-2013, le pourcentage des étudiants quittant l’université en fin de première année et ce que le Secrétariat d’Etat appelle "la valeur ajoutée" de l’établissement en 2012. Ainsi, le résultat nous montre une Université de la Réunion à la 74 ème place du classement soit dans les derniers comme beaucoup des universités d’Outre-mer.
L’UNEF Réunion tient à relativiser ce classement puisqu’un certain nombre d’éléments extérieurs ne sont pas absolument pas pris en considération. Tout d’abord, compte tenu de l’offre de formation restreinte sur l’Académie et de la difficulté pour un étudiant réunionnais à être mobile par rapport à un étudiant métropolitain, un grand nombre d’étudiants réunionnais s’inscrivent dans une filière qui ne correspond pas forcément à leur projet professionnel ou à leurs compétences. l’UNEF Réunion tient à dénoncer là une hypocrisie de la part du gouvernement puisque celui ci demande à l’Université de la Réunion de faire plus avec moins de moyens. En effet, comment peut-on attendre d’un établissement qu’il investisse dans de nouveaux dispositifs lorsque le budget qui lui est attribué n’est pas suffisant pour financer ce qui existe déjà ?
L’UNEF Réunion tient donc à relativiser ce résultat qui malgré tout n’est pas objectif et à dire que si le gouvernement évalue l’Université de la Réunion comme toute autre Université française, celui-ci ne doit pas oublier les spécificités de notre établissement. L’UNEF Réunion exige donc que le gouvernement prenne en compte les surcoûts liés à l’éloignement dans l’enveloppe allouée comme budget à l’Université de la Réunion mais surtout que la compensation financière des boursiers devienne effective car nous le rappelons : 56 % d’étudiants réunionnais sont boursiers et ne paient aucun droit d’inscription à l’Université de la Réunion. Ceci implique un manque à gagner plus important que dans les Universités métropolitaines et cela pèse de manière importante sur le budget de l’établissement.
Un recrutement totalement différent des autres universités
|
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Dopi bann zané soissant néna dann lo mond in gran mouvman d’dékolonizassion. La plipar bann péi la vni koloni momandoné la kass zot shène épi la (…)
In kozman pou la rout
Traité liant l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie
L’île-fracture : l’aménagement en question (5/5)
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite