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26 mai 2012, par

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, a annoncé que les Ministères de l’Intérieur, du Travail et de l’Enseignement supérieur travaillaient conjointement afin de « finaliser » une nouvelle « circulaire » qui viendra supprimer celle du 31 mai 2011, dite Circulaire Guéant.
Ce texte de loi du Ministère de l’Intérieur concerne l’ensemble des étudiants étrangers non ressortissants de l’Union européenne qui souhaitent prolonger leur expérience professionnelle en France. La circulaire annonce la diminution du nombre d’étudiants et la mise en place d’« une approche qualitative et sélective ». Concrètement, cette loi empêchait des centaines de diplômés étrangers de pouvoir être embauchés en France.
Cette abrogation vient un an après son annonce et la polémique qui a entouré la décision de Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy. Cette circulaire du 31 mai 2011 a entrainé une vague de contestations des responsables politiques de l’opposition, mais également des étudiants.
Des mouvements de contestations se sont vus naitre, notamment le Collectif du 31 mai, en septembre 2011. Etudiants français et étrangers se sont réunis pour dénoncer la ligne droitiste du gouvernement de François Fillon et la xénophobie de Claude Guéant.
Soutenus par les directeurs de grandes écoles, ces derniers ont dénoncé la circulaire qui faisait fuir les étudiants étrangers et ne permettrait pas de faire progresser les secteurs économiques du pays. Au sein même du camp de Claude Guéant, les avis ont divergé. Laurent Wauquiez, alors ministre de l’Enseignement supérieur, avouait le 17 décembre sur France 2 que cette circulaire était une « erreur » : « On s’est planté, il faut le dire clairement. Il y a des moments où on fait des erreurs, et il faut les corriger le plus vite possible ».
Un an plus tard et un nouveau gouvernement en place, la loi sera abrogée. « De tous les points de vue, cette circulaire avait un impact extrêmement préjudiciable, elle portait atteinte à notre image dans le monde, il était très urgent de l’abroger. Elle avait été prise avec une vision purement électoraliste », a expliqué Geneviève Fioraso.
Cette décision d’abrogation, « vous l’appréciez dans cette université, mais ce sera apprécié bien au-delà de nos frontières », a lancé Geneviève Fioraso devant la presse à l’issue d’une visite de l’Université Paris-13 à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis).
Céline Tabou
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