L’enjeu du contrôle total de La Réunion pour sauver les intérêts de la France en Afrique
18 août, parPEC : derrière la baisse des crédits, la stratégie de recentralisation de Paris dans l’océan Indien
13 juin 2007

Au siège de la FCPE au Port, les parents d’élèves bénévoles s’activent. Car bientôt, c’est la fin de l’année scolaire. Et bientôt la nouvelle. Il faut se dépêcher. Des livres sont à récupérer auprès des élèves des lycées Jean Hinglo et Moulin Joli. Ils les ont loués à cette fédération. Suivant un planning à suivre à la lettre, ils viendront les déposer et les bénévoles regarderont leur état. A nouveau, des manuels scolaires seront distribués prochainement. Ils sont amortis sur une période de 5 ans. Si l’on procède à leur renouvellement, il est fait en pleine concertation avec les proviseurs.
La FCPE a sous son aile 1.250 élèves dont des Mahorais. Ils viennent effectuer leurs études dans ces établissements scolaires.
Il est donc est nécessaire de les familiariser avec le système scolaire. Ceci pour une bonne adaptation dans un nouveau milieu. Il s’agit de lier amitié avec d’autres lycéens.
Il y a toujours une solution
La FCPE intervient aussi en Conseil de discipline. Si l’élève s’est mal comporté à l’intérieur ou en dehors de la classe, suivant les situations, il peut être expulsé définitivement du lycée. Mais est-ce une raison suffisante pour ne plus s’occuper de lui ? Doit-on pour autant l’abandonner ? Ou peut-on, avec lui et ses parents, envisager un autre avenir pour ce jeune ? Là intervient la FCPE comme médiateur. Les bénévoles vont leur expliquer ce qui leur arrive. Et surtout, pas la peine de se mettre en colère car on ne trouvera pas d’issue. Bien souvent, le jeune est orienté vers un autre lycée. Mais au bout de combien d’efforts ? Il faut convaincre, et le jeune doit y mettre du sien. Ça marche pour certains !
Pas le temps de se tourner les pousses à la FCPE, il y a urgence. Sur d’autres fronts, elle vient mettre son grain de sel. La Présidente, Mme Lagourde, s’inquiète du sort de certaines jeunes filles, qu’elles soient collégiennes ou lycéennes. Elles attendent un bébé à leur jeune âge ! Il n’est pas nécessaire de les blâmer, sinon les choses piétineront. La FCPE leur conseille de continuer leur scolarité. Pas facile de les convaincre. À quoi bon poursuivre ? Mme Lagourde les pousse à s’insérer dans la vie active. Un défi bien difficile à relever. Mais avec de la bonne volonté, la FCPE y arrive... parfois.
Ce n’est pas fini. Le champ d’intervention s’élargit. La vie d’un adolescent peut-être troublé par une séparation des parents, des disputes ou violences physiques et psychologiques qui n’en finissent plus. Il ne comprend pas ce qui arrive à son père et à sa mère. La FCPE lui apporte réconfort et écoute.
Au cas où les parents n’aient pas suffisamment de moyen pour l’achat de tout l’arsenal scolaire, la FCPE les dirige vers le Fonds Collégien. “Une tirelire” pour les aider. Pour certains, ils n’en ont jamais entendu parler. Plus maintenant.
Jean-Fabrice Nativel
Contact 0262.35.06.48
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