Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
CIRAD - Internet
31 décembre 2004

Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement publie “La mouche tsé-tsé pédagogique”, qui explique la propagation de la maladie du sommeil.
(Page 6)
Elle est plus connue sous le nom de “mouche tsé-tsé”. La glossine, très répandue en Afrique, est porteuse d’un parasite, le trypanosome, qui est responsable de deux maladies, dont celle du sommeil chez l’homme.
Elle se déclinera désormais en hypertexte sur un troisième compilivre du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), après la parution de deux autres ouvrages pédagogiques sur l’autruche et le dromadaire.
Préfacé par le président du comité de l’Académie des sciences pour les pays en développement (le COPED), le compilivre allie textes, illustrations et liens pédagogiques. On y apprend que la mouche tsé-tsé est un insecte qui boit le sang des mammifères. Qu’un trypanosome est un parasite unicellulaire redoutable, qui cause la “maladie du sommeil”, qui tue encore en Afrique. On y apprend aussi que la maladie nagana (d’un terme zoulou signifiant “faiblesse” ou “débilité”), transmise par le même parasite, affaiblit dramatiquement le bétail, en affectant sa capacité de travail agricole.
On y lit aussi que les méthodes de protection actuelle sont limitées.
La présentation de l’ouvrage trouve aussi son originalité dans le pliage en accordéon des pages intérieures, compatible avec une couverture à dos. L’architecte créateur en est Michel Launois, chercheur et délégué aux productions innovantes du CIRAD, qui a donc mis au point cet hybride entre le livre traditionnel et le cédérom.
L’outil “La mouche tsé-tsé pédagogique” intéressera entomologistes, parasitologues, vétérinaires et médecins et tout lecteur soucieux de découvrir les savoirs francophones sur cette maladie, qui affecte le développement durable des deux tiers du continent africain : 60 millions d’hommes soumis au risque, 100 morts par jour ; 3 millions de têtes de bétail atteintes, une perte de 500.000 tonnes de viande et d’1 million de tonnes de lait ; un déficit économique de 5 milliards d’euros par an, directement en rapport avec ce fléau.
Le compilivre a également reçu les appuis de l’Université Paul-Valéry - Montpellier III, de la Direction Afrique de CEVA Santé animale, du Centre international de recherche-développement sur l’élevage en zone sub-humide (le CIRDES, dont les pays membres sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Togo), du Centre technique de coopération agricole et rurale (le CTA), et du ministère français des Affaires étrangères.
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