Rentrée à l’Université : à La Réunion, la précarité étudiante atteint un point de rupture
26 août, parConséquence du système néocolonial
Concours de nouvelles ’Étonnants voyageurs’
2 mai 2005

’Voilà de quoi régénérer la littérature française’, lance Bernard Boëne, Recteur de l’Académie de La Réunion. Il s’agit des cinq lauréats réunionnais du concours de nouvelles ’Étonnants voyageurs’, ouvert aux jeunes écrivains de 11 à 18 ans.
(Page 6)
Lancé cette année dans les départements d’Outre-Mer, le concours "Étonnants voyageurs" a vu seules La Guyane et La Réunion y participer. Sur les 3.000 collégiens et lycéens engagés dans ce concours de nouvelles, 102 étaient des Réunionnais. A type de comparaison, La Guyane proposait 11 candidats. L’Académie de La Réunion, bien qu’elle soit offerte à moultes critiques sur ses résultats en français, s’en vante. Le recteur Bernard Boëne se rassure enfin. "On n’est pas si mauvais que ça dans l’académie", déclare-t-il, soulagé.
Félicitons donc grandement Wadjyhah Patel, Sini Lallemand, Julie Daeschler, Landry Gonthier, Émilie Rivière, cités respectivement dans l’ordre du classement. Les trois premiers participeront au jury national. Le concours, qui a vu naître 5 cinq nouveaux artistes, est organisé dans le cadre d’un festival international du livre, celui de Saint-Malo, qui aura lieu du 5 au 8 mai 2005.
D’une grande qualité littéraire
Soutenue localement par la Délégation académique de l’action culturelle (DAAC), ce concours est une réussite. Il suffit de se soumettre à une lecture attentive, et noter la qualité d’écriture de ses jeunes lauréats. Ici, la plume est fine. Le plus remarquable, et le recteur le souligne à juste titre, les écrivains sont jeunes.
"La qualité d’écriture saute aux yeux", lance-t-il. Si l’objectif était de "sonder la valeur montante de la littérature réunionnaise", Bernard Boëne conclue son intervention en relevant la bonne avancée de l’apprentissage du "bon" français. "Voilà de quoi régénérer la littérature française", souligne-t-il.
Comment ? Ne saviez-vous pas que notre pays continue à porter dignement ses poètes, ses romanciers ? Voilà donc les futurs Axel Gauvin, Daniel Honoré, Anne Cheynet, Claire Karm, Jean-François Sam-Long, Jeanne Brézé, et la liste est loin d’être exhaustive. Disons que ces jeunes auteurs présentés par l’académie, assis presque naïvement à côté de leur principal de collège, ou proviseur de lycée, professeur de lettre, tous fiers de leur travail, ne savent pas encore tous précisément l’or de leur plume, la finesse de leur écriture.
À lire Landry Gonthier, on ne s’imaginerait pas le voir du haut de ses 11 ans. "Le mystère de mon grand-père" : écriture pleine, fournie en dialogue, pourvue d’un vocabulaire soutenue, histoire presque réaliste. Le principal du collège de La Montagne peut en être fier, de cet élément, qui fera sûrement parler de lui dans les années futures. Landry reste réservé, confiant même qu’il ne portait pas un intérêt plus que particulier pour l’écrit, avant de s’y consacrer plus formellement. Il tient même un cahier d’histoire. "Je rêve de devenir écrivain", explique l’élève de 6ème, 4ème lauréat au concours.
Dans un recueil édité à 30.000 exemplaires
Wadjyhah Patel, la plus âgée des lauréats, est plus réticente à se lancer dans une carrière d’écrivaine, qu’elle juge "difficile à concrétiser", notamment pour l’édition, et son coût. Elle explique cependant sa présence à ce concours par "son amour pour l’écriture". Cette scientifique, élève en terminal scientifique au Lycée Jean Hinglo au Port, n’écarterait pas - pourquoi pas ? - de suivre la même voie d’Axel Gauvin. Professeur de biologie et écrivain ?
On ne manquera pas non plus de saluer la création de Sini Lallemand, élève en troisième au collège Trois-Mares. Sa nouvelle lui a valu la deuxième place, devant Julie Daescher, du collège Hégésippe Hoareau. Cette dernière, tout juste âgée de 12 ans, fera partie du voyage vers Saint-Malo, avec les deux premières lauréates.
Émilie Rivière, du collège des Deux Canons, cinquième du concours, ne démérite pas. Les élèves arrivés en finale nationale verront leur nouvelle publiée dans un recueil édité à 30.000 exemplaires. Les cinq meilleures nouvelles de la finale nationale seront invitées par le partenaire de l’opération, les centres Leclerc, pour tout le week-end du festival, et recevront un bon d’achat. Pour l’heure, les lauréats ont été largement salués par le recteur, Bernard Boëne. À quand la palme académique ?
Bbj
Conséquence du système néocolonial
In pti nouvèl an passan dsi in moune la mète la Rényon anlèr. Moune-la, mwin la vi ali apré fèr in komantèr dsi in gran konkour zé koléktif li la (…)
In kozman pou la rout
Précarité des étudiants de l’Université à La Réunion à cause d’un abandon par l’Etat
Hommage à un avocat qui défendit une Réunionnaise violée par des parachutistes français
La guerre impérialiste est perdue pour les agresseurs
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois