Education-Formation

Le créole à l’école : pourquoi est-ce important ?

Débat au CNR

Témoignages.re / 10 mai 2007

Ce vendredi 11 mai, Lofis la Lang Kréol La Rénion organise de 8h30 à 18 heures, au CNR de Saint-Denis (6 bis rue Pasteur), une grande journée sur le créole à l’école... Un débat ouvert sur un sujet de société de premier intérêt.

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(Photo PB)

Le créole au collège, au lycée, à l’université : comment et pour quel objectif ? Lofis la Lang Kréol La Rénion a décidé de ce débat auquel sont conviés les radios, télés et journaux de la place, ainsi que le public le plus large, tous bienvenus.
« Pourquoi le créole à l’école est-il si important ? D’accord ou non, il faut que vous veniez discuter avec nous. Comme nous disons en créole : “diskité la pa dispité !” (Discuter ne veut pas dire se disputer !) », expose Axel Gauvin, Président de l’Office de la langue créole réunionnaise.
L’Office veut débattre avec le plus grand nombre de l’importance et de la place du créole dans notre société. « Pourquoi faut-il enseigner : 1. le créole ; 2. en créole ; 3. avec le créole. Et comment ? De quels outils dispose-t-on pour cet enseignement ? Que font, dans leurs classes, les enseignants de créole ? Que fait-on ailleurs qu’à La Réunion ? ». Tel est le programme annoncé pour la journée, qui va se dérouler entre conférences et débats.
Trois invités extérieurs seront présents, à l’invitation de l’Office : Jimmy Harmon, responsable d’un grand projet mauricien, expliquera ce qu’il essaie de faire dans son île. Robert Nazaire, conseiller pédagogique départemental en langues et cultures régionales créoles et formateur de créole à l’IUFM de la Martinique, présentera ce qui se fait dans son académie et parlera d’un ouvrage à paraître pour l’enseignement du créole. Mme Hoareau, l’une des responsables de l’enseignement aux Seychelles, dira ce qui se réalise dans son pays.
La co-organisation de cette journée revient à Lofis la Lang Kréol, le Laboratoire de recherche sur les espaces créolophones et francophones (LCF) et la Région, avec le soutien actif de l’association Tikouti et du Conseil de la Culture de l’Education et de l’Environnement (CCEE).