Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
La chronique du CRDP
5 octobre 2005

Le Salon de Littérature de Jeunesse est un événement qui a dépassé toutes les espérances et qui a enthousiasmé organisateurs, invités, exposants et visiteurs.
La critique est facile, mais l’art est difficile
Il est fréquent de critiquer les enseignants, mais il faut savoir rendre hommage à ceux grâce à qui cette magnifique manifestation a été possible.
Toute l’organisation, de l’idée et la conception à la réalisation dans ses moindres détails, a été portée par une équipe d’une dizaine d’enseignants documentalistes qui se sont battus bec et ongles, se sont dépensés sans compter et ont su déplacer des montagnes pour permettre la tenue de ce Salon au cours duquel les yeux brillant de joie et d’étonnement des enfants étaient la meilleure récompense possible.
Une manifestation dont le succès traduit l’utilité et l’importance
Le nombre de visiteurs est la preuve de la nécessité d’une telle manifestation à La Réunion, où tout ce qui est possible doit être tenté pour faire de tous les enfants des lecteurs expérimentés, amateurs de beaux et bons livres. Et quoi de plus stimulant pour eux que, non seulement de découvrir une multitude de livres, mais aussi de rencontrer en chair et en os les auteurs et illustrateurs de ces ouvrages, et de pouvoir repartir avec un livre dédicacé et illustré en direct sur le Salon.
Le nouveau titre de la collection “Tropicante” a remporté un très vif succès
Maryvette Balcou et Fred Theys, respectivement auteur et illustrateur du 11ème livre de la collection Tropicante “Voyage en pays intérieur” se sont prêtés avec gentillesse et plaisir à ces dédicaces. Il fallait voir la fierté des enfants d’avoir pu serrer la main de ces adultes un peu mythiques pour eux, et de repartir avec, comme un trésor, leur livre personnalisé.
Des thèmes universels avec un ancrage régional
Après les thèmes de l’adoption, de la multiculturalité, du viol, de la prison, de l’obésité, du cyclone, de la violence, du manque de communication, de l’illettrisme et du plurilinguisme, l’auteur, Maryvette Balcou, aborde celui de la maladie et de la mort, dans un texte d’une sensibilité et d’une force surprenantes, servi par une illustration délicate, chaude et lumineuse.
Je ne raconterai pas l’histoire pour ne pas déflorer le plaisir de la découverte, mais je vous dirai quand-même que j’ai beaucoup apprécié la chute, dans le style de celle du 1er roman de Marc Levy “Et si c’était vrai”.
Des livres et des carnets de route à mettre entre toutes les mains
On se plaint souvent de manquer de livres dans lesquels le petit Réunionnais peut se retrouver et reconnaître des éléments de son environnement. La collection “Tropicante” répond à ces critères, en proposant des textes adaptés, contextualisés, très bien écrits et illustrés par des artistes professionnels. Quelle erreur ce serait de ne pas en disposer dans toutes les BCD et tous les CDI de nos écoles et établissements scolaires, car ce type de littérature de jeunesse est assurément un outil de prévention de l’illettrisme, surtout s’il est complété par l’utilisation des “carnets de route” coédités, comme les livres, par Océan éditions et le CRDP de La Réunion.
Ces carnets de route permettent aux enfants, par une aide à l’observation, à la comparaison, à l’expérimentation et à la déduction, d’accéder enfin à la lecture plaisir, celle où le texte prend toute sa saveur et toute sa finesse, et où l’illustration concourt elle aussi à une meilleure compréhension.
La curiosité du jour :
Combien de personnes, y compris parmi celles soucieuses de lutter contre l’illettrisme, écrivent ce mot avec une faute d’orthographe. Dans “illettrisme”, il y a “lettre” ; ce mot prend donc deux “L” et pas d’accent sur le “e”. Ne l’oubliez pas au risque de vous faire taxer vous-mêmes d’illettrisme !
L’astuce du jour :
Puisque ce livre parle de la mort, une petite astuce pour ne pas se tromper quand on écrit le verbe “mourir”. Prend-il un ou deux “r” ? La réponse : un seul parce qu’on ne meurt qu’une seule fois. Par contre le verbe “nourrir” prendra deux “r”, car on se nourrit plusieurs fois.
Nos peines
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