Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Publication d’une étude de l’INSEE
9 mars 2016

D’après les données de l’INSEE, les filles réussissent mieux à l’école que les garçons. Cette réussite scolaire ne se traduit pas dans le monde du travail, car les femmes sont plus touchées par le chômage, et ont des salaires moins élevés.
En 2012, à La Réunion, 72 800 jeunes âgés de 15 à 29 ans sont inscrits dans un établissement d’enseignement. Les jeunes Réunionnais sortent plus tôt du système scolaire qu’en France métropolitaine. Seulement 40 % des 15-29 ans sont en cours de scolarité contre 46 % en métropole. L’écart serait encore plus grand à structure par âge comparable (10 points) ; en effet, les Réunionnais sont plus nombreux entre 15 et 18 ans, âge où le taux de scolarisation est le plus élevé. Ces écarts resteraient vrais même en intégrant les natifs de La Réunion qui vivent en métropole.
Comme au niveau national, les filles sont un peu plus souvent scolarisées que les garçons (41 % contre 40 %). Cette différence est comparable à la métropole
Les filles s’orientent davantage vers la voie générale, ou vers une filière menant au baccalauréat lorsqu’elles choisissent la voie professionnelle. Elles sont ainsi plus nombreuses à passer le baccalauréat : en 2014, 53 % des candidats sont des filles. La moitié des lycéennes sont inscrites au baccalauréat dans la filière générale (48 %), soit bien plus que les garçons (36 %), plus présents dans la filière professionnelle.
Comme au niveau national, les filles ont un meilleur taux de réussite au baccalauréat : 87 % contre 84 % des garçons en 2014.
Les choix des séries du baccalauréat restent très sexués. Dans la filière générale, les filles se présentent trois fois plus souvent que les garçons dans la série littéraire (27 % contre 9 %). À l’opposé, 65 % des garçons de la filière générale ont composé dans la série scientifique contre 42 % des filles. De même, dans la filière professionnelle, 93 % des candidates sont inscrites dans le domaine des services, soit trois fois plus que les garçons.
À La Réunion en 2013, 6 700 des 9 100 néo-bacheliers poursuivent leurs études, soit presque autant qu’en métropole (74 % contre 76 %). Parmi eux, six sur dix optent pour l’université (59 % contre 56 % en métropole), la plupart (88 %) restant sur l’île sans différence notable entre les sexes.
Ainsi en 2013 à La Réunion, les effectifs de l’enseignement supérieur s’élèvent à 18 900 étudiants dont 59 % d’étudiantes. Cette proportion est restée stable depuis 2000.
Les filles choisissent plus souvent les cursus des lettres et sciences humaines, de médecine, odontologie, pharmacie et de droit, économie et administration économique et sociale
Plus d’un quart (26 %) des étudiantes du supérieur sont inscrites dans une faculté de lettres et sciences humaines contre 16 % des garçons. À l’opposé, les filles sont encore moins présentes en sciences qu’en métropole : 7 % contre 23 % des garçons pour respectivement 8 % et 17 % en France métropolitaine.
Majoritaires dans les études supérieures, les filles sont plus diplômées
En 2012, 31 % des Réunionnaises âgées de 25 à 34 ans sont titulaires d’un diplôme supérieur ou égal à Bac +2 contre 23 % des hommes. Elles ont creusé l’écart au cours des 20 dernières années. La proportion de femmes diplômées du supérieur était identique à celles des hommes en 1990 (7 %). Au niveau national, la part des femmes diplômées du supérieur est passée de 19 % en 1990 à 50 % en 2012.
En 2014, 27 % des participants à la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) à La Réunion rencontrent des difficultés pour lire : c’est trois fois plus qu’en métropole. Face à la lecture, filles et garçons sont inégaux. Les garçons réunionnais réussissent moins bien les évaluations en lecture : 33 % éprouvent des difficultés contre 22 % des filles. Sur cinq ans, ce différentiel en défaveur des garçons réunionnais est persistant et reste supérieur à 10 points, tandis qu’en métropole l’écart entre garçons et filles est plus faible. Il décroît légèrement et se situe en deçà de 3 points.
Nos peines
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