Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
6 février 2006

L’épidémie de chikungunya nous rappelle plusieurs choses. Certaines d’entre elles ont déjà été signalées par la presse et, parmi celles-ci, le fait que la circulation accélérée des personnes et des marchandises augmente les risques de propagation de virus.
Ce n’est là en rien quelque chose de nouveau. En effet, on se souvient des Européens apportant aux habitants des Amériques des maladies mortelles. Les historiens parlent d’une disparition de plus de 70% des populations sur ce continent à la suite de l’arrivée des Européens !
À l’occasion de cette épidémie, on a aussi parlé prévention et retour à l’ethnomédecine. La prévention, certes, car La Réunion "n’est pas une île", pour reprendre le titre d’un ouvrage ; c’est-à-dire qu’elle n’est pas isolée, elle est terre de passages. L’ethnomédecine, certes aussi, car il existe des savoirs réunionnais trop longtemps méprisés.
En résumé, cette épidémie, au-delà des plans d’urgence à mettre en œuvre, devrait nous servir de leçon : apprendre à compter davantage sur nos forces, retrouver nos savoirs, travailler avec les peuples qui nous entourent à des plans de santé et de développement.
Ginette Payet
Nos peines
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