À Mayotte : Sébastien Lecornu face à un mouvement social
26 août, par« On ne mange plus à notre faim, on ne peut plus continuer à vivre comme ça »
Lycée Jean-Hinglo
10 mars 2005

Enseignants et personnels de surveillance du lycée Jean-Hinglo sont toujours mobilisés. Une assemblée a lieu ce matin pour décider de la suite du mouvement.
(page 4)
La journée de mercredi pouvait laisser croire à une journée morte au lycée Jean-Hinglo : élèves absents, responsables administratifs en réunion à Saint-Denis, professeurs en congrès... Le lycée était vide l’après-midi mais ce calme apparent n’a marqué qu’une pause dans la mobilisation, tandis qu’une nouvelle tentative de cambriolage, dans l’internat des filles, était survenue le matin même, commise par des éléments extérieurs à l’établissement.
C’est pourquoi les personnels soulèvent depuis le début du mouvement la question de la clôture, évoquée hier avec un responsable de la Région venu voir sur place, puis avec le maire lors de la réunion que les personnels du lycée ont eue avec lui en mairie, vers 17 heures. Un projet d’amélioration de la clôture est à l’étude depuis cinq ans à la Région, qui annoncerait une réalisation des travaux pour la fin 2005.
La question d’un “service de vigiles” pour contrôler les mouvements à l’entrée et faire des rondes de nuit à l’internat reste entière. Les enseignants observaient en substance mardi que "les collectivités se renvoient la balle". Pourquoi ce problème devrait-il être renvoyé aux collectivités réunionnaises ? Ne revient-il pas au débat ouvert par les personnels du lycée de déterminer les responsabilités de tous, sans oublier l’État et les autorités académiques ?. Une Académie que les personnels disent avoir le plus grand mal à contacter et à sensibiliser à leurs problèmes. "J’oserai même parler d’inertie de l’administration", a déclaré Philippe Azéma (FSU) hier dans le journal de Télé Réunion (12h30) en soulignant la difficulté rencontrée à obtenir un rendez-vous avec le directeur de cabinet du recteur. "Plus de cent personnes", selon le syndicaliste, ont signé une demande de retrait motivé par la situation qu’ils vivent dans leur établissement. Les enseignants et personnels du lycée seront reçus vendredi matin au Rectorat.
Aujourd’hui, jour de mobilisation et de grève dans la Fonction publique, la journée va commencer par une assemblée générale, comme chaque jour depuis lundi. Puis une rencontre est prévue avec les parents, vers 17 heures, dans l’établissement.
Au vu de la détermination des enseignants et des personnels du lycée à obtenir une amélioration immédiate des conditions de sécurité, mais aussi de la difficulté qu’ils ont à se faire entendre, il se pourrait que le mouvement se prolonge. Au détriment de la scolarité des élèves déjà privés depuis mardi des épreuves du Bac blanc.
P. D.
« On ne mange plus à notre faim, on ne peut plus continuer à vivre comme ça »
Levée de la grève à l’hôpital public de Saint-Benoît
Conséquence du système néocolonial
In pti nouvèl an passan dsi in moune la mète la Rényon anlèr. Moune-la, mwin la vi ali apré fèr in komantèr dsi in gran konkour zé koléktif li la (…)
In kozman pou la rout
Précarité des étudiants de l’Université à La Réunion à cause d’un abandon par l’Etat
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois