Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
North-West University (NWU)
2 août 2025, par

Alors que le continent se tourne vers l’Agenda 2063, le plan d’action de l’Union africaine (UA) pour une Afrique prospère, intégrée et pacifique, et vers les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies (ONU), il est impératif que les établissements d’enseignement supérieur réfléchissent de manière critique à leur raison d’être. Dans leur forme actuelle, trop de nos universités semblent déconnectées des réalités qui les entourent. Le fossé entre les connaissances académiques et leur application pratique continue de se creuser, et il est urgent de remédier à cette situation.
Le défi de l’Afrique n’est pas un manque d’intelligence ou d’ambition. Il s’agit d’un échec des systèmes, qui produisent des diplômés sans leur donner les compétences nécessaires pour s’adapter à un monde en mutation rapide et exigeant. Dans un rapport publié en 2016, la Banque africaine de développement a évoqué une crise du chômage et de la migration des jeunes. Ces tendances sont étroitement liées à l’incapacité de nos systèmes éducatifs à préparer les étudiants au monde du travail ou à l’entrepreneuriat. En tant qu’établissements d’enseignement supérieur, nous devons assumer une part de responsabilité dans cette lacune.
La mission traditionnelle d’une université, à savoir enseigner, mener des recherches et servir la société, reste d’actualité. Cependant, le troisième élément, le service à la société, est souvent le plus faible. L’impact académique, mesuré par les citations dans les revues scientifiques et les classements mondiaux, occupe désormais le devant de la scène, tandis que l’impact sur la communauté est souvent considéré comme secondaire, voire totalement oublié.
Cette culture universitaire, guidée par le mantra « publier ou périr », a créé un système dans lequel la recherche aboutit souvent dans des revues internationales, sans grande pertinence pour les communautés d’où proviennent les problèmes à l’origine. Nous devons nous poser la question suivante : quelle est la valeur d’une recherche qui ne peut être ressentie, vue ou appliquée pour améliorer la vie des personnes qui nous entourent ?
Une société aussi jeune et dynamique que celle de l’Afrique a besoin d’une recherche axée sur les solutions, d’une recherche qui s’attaque aux défis locaux en matière de santé, d’agriculture, d’énergie, d’accès à l’eau et de lutte contre la pauvreté. La recherche doit être ressentie dans les rues, et pas seulement dans les salles de séminaire.
Il est urgent de revoir nos programmes d’études. Les universités africaines doivent repenser leurs programmes académiques afin de refléter les exigences du XXIe siècle et les aspirations inscrites dans l’Agenda 2063 et les ODD. Les diplômes ne doivent pas seulement conférer un prestige, ils doivent se traduire par des compétences, une pertinence et une innovation.
Nos méthodes d’enseignement doivent évoluer. L’apprentissage par problèmes, l’éducation axée sur les défis et l’éducation au développement doivent devenir des approches fondamentales. Ces pédagogies ne se contentent pas de transmettre des connaissances ; elles développent le caractère, approfondissent la compréhension et permettent aux étudiants de penser de manière critique et d’agir avec détermination.
De plus, la recherche interdisciplinaire, impliquant les facultés de sciences, d’ingénierie, de santé, de commerce et de lettres, doit devenir la norme. La complexité des problèmes de l’Afrique exige une collaboration entre les disciplines. Le changement climatique, l’insécurité alimentaire et la santé publique ne peuvent être abordés de manière isolée. Aucune faculté ne peut prétendre détenir à elle seule les solutions à ces problèmes. L’action commune n’est pas facultative, elle est essentielle.
L’Agenda 2063 fournit un cadre solide pour le développement de l’Afrique. Ses 12 grands objectifs, qui vont de l’éradication de la pauvreté et des soins de santé à la bonne gouvernance, la sécurité et l’innovation, ne sont pas seulement des aspirations, mais des objectifs mesurables. Les universités ont un rôle essentiel à jouer dans la réalisation de ces objectifs. Les recherches menées par nos établissements d’enseignement supérieur doivent s’aligner délibérément sur ces objectifs.
Dans la pratique, cela signifie orienter la recherche universitaire vers les besoins de la société, en particulier ceux liés aux programmes de développement de l’UA et des Nations unies. Les thèses et les mémoires doivent aller au-delà de l’exploration théorique pour offrir des applications concrètes. Et, dans la mesure du possible, les résultats de la recherche doivent être communiqués non seulement dans un langage académique, mais aussi dans des formats et des langues locales accessibles aux communautés et aux décideurs politiques.
Il est temps de combler le fossé entre la ville et l’université.
Pendant des décennies, l’impact des universitaires africains a été mesuré en fonction du nombre de leurs publications et du facteur d’impact des revues dans lesquelles elles paraissent. Si cette forme d’évaluation a sa place, elle ne doit plus être le seul critère ni le plus important.
Nous devons plutôt commencer à nous poser les questions suivantes : en quoi ces recherches ont-elles amélioré la vie des gens ordinaires ? Ont-elles conduit à des changements politiques ? A-t-elle inspiré l’innovation ? A-t-elle créé des emplois ou amélioré les moyens de subsistance ? Si nous ne pouvons pas répondre positivement à ces questions, nous devons alors repenser nos priorités.
L’impact sociétal de la recherche n’est pas impossible à mesurer. Il nécessite un changement de mentalité et de culture universitaire, un changement qui accorde autant d’importance au service à la communauté qu’à la recherche universitaire. Il ne s’agit pas de minimiser la valeur d’une recherche rigoureuse et évaluée par des pairs, mais de la replacer dans le contexte des besoins de notre continent.
L’avenir de l’Afrique ne sera pas assuré par les seules politiques, mais par l’engagement résolu de ses institutions, en particulier de ses universités. Si les universités africaines veulent mener la charge vers l’Afrique que nous souhaitons, elles doivent se repositionner non seulement comme des centres d’apprentissage, mais aussi comme des moteurs actifs du développement national et continental.
Cela implique d’adopter une réforme des programmes d’études, de favoriser les partenariats interdisciplinaires, d’aligner la recherche sur les objectifs de développement et de mesurer le succès à l’aune de son impact, et non pas seulement à celle des citations.
Les défis auxquels l’Afrique est confrontée sont immenses, mais son potentiel l’est tout autant. Avec un leadership, une vision et un engagement appropriés, nos universités peuvent devenir de puissants agents de transformation. Nous devons cesser d’exporter nos meilleurs cerveaux et commencer à exporter des solutions locales. Le travail commence dès maintenant, dans les salles de classe, les laboratoires et, surtout, dans les communautés qui se tournent vers nous pour trouver espoir et progrès.
Ce n’est qu’alors que nous pourrons dire que nos universités sont véritablement adaptées à leur objectif sur un continent en quête de changement.
Prof Ushotanefe Useh
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Mézami lo ralé-poussé dsi lo fran CFA i dir dopi kék zané déza. Dann plizyèr péi l’afrik bann nouvèl zénérassion i komanss bouj dann brankar pou (…)
In kozman pou la rout
Résultat de la stratégie de Tereos océan Indien
Confirmation : le capitalisme à l’origine de la crise climatique
Effets de la sécheresse, du gaspillage et des fuites dans les canalisations
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026