Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Mobilité vers l’Australie
28 décembre 2005

L’Australie n’est plus cette destination confidentielle réservée à une classe d’étudiants aisés. Grâce aux bourses départementales, la jeunesse réunionnaise peut aussi aller à la rencontre de ce pays jeune, en pleine expansion économique qui ne connaît pas le chômage. Son enseignement bilingue à l’anglo-saxonne, son panel de formations universitaires et professionnelles sont une opportunité que des étudiants réunionnais de passage dans leur île pour les fêtes ont su saisir et apprécient unanimement. Témoignages.
À 7 heures de l’Île Maurice, qui entretient depuis 20 ans des liens étroits avec le pays, l’Australie ouvre ses portes aux étudiants du monde entier. Elle accueille aujourd’hui 15.000 Français détenteurs d’un “permis tourisme” leur offrant un visa de travail d’1 an renouvelable pouvant déboucher sur la citoyenneté australienne.
"L’objectif n’est pas d’envoyer des jeunes en exil, mais de les enrichir par le voyage. Certains vont rester, d’autres vont revenir, dans l’intérêt de La Réunion", soulignait hier dans l’hémicycle du Département, Patricia Hoarau, conseillère générale chargée de l’insertion et de la mobilité, lors d’une "réunion de partage" en présence de jeunes Réunionnais étudiant déjà en Australie et de futurs partants, candidats à la mobilité.
Un système scolaire flexible et performant
Avec des classes de 20 élèves, la possibilité de choisir ses matières, des horaires aménagés qui offrent plus de flexibilité, un échange avec le corps professoral privilégié, un système d’évaluation de l’élève en termes d’acquisition de compétences et non pas de note par matière : bien que l’uniforme soit de rigueur dans certains établissements, Lorianne, 15 ans, en Australie depuis 5 mois, ne céderait sa place à personne. "Les profs sont plus sympas, ils nous autorisent une plus grande liberté. On peut communiquer dans les cours, ils sont très ouverts à nos questions, moins stricts". Reçue dans une famille d’accueil, elle apprécie la facilité des déplacements qui permet "une totale indépendance". Elle note que dans son lycée (qui accueille des élèves dès l’âge de 11 ans jusqu’à la Terminale), les fenêtres n’ont pas de barreaux comme ici. Sa maman confie qu’elle a retrouvé une fille, "plus autonome, plus mure", charmée par le mode de vie australien, l’intérêt porté au respect de l’environnement comme de l’individu. Lorianne compte poursuivre sa scolarité là-bas et s’y installer comme radiologue.
Des étudiants du monde entier
Sans objectif professionnel précis, après 6 mois d’anglais intensif, Lucas est prêt pour l’aventure, la découverte, tout comme Xavier qui part "voir de nouvelles choses, de nouveaux paysages". Joachim, 18 ans, veut, lui, faire du graphisme pour animer des dessins animés. Ce qu’il préfère ? "Mes 3 jours de cours par semaine, j’aime bien" et la relation avec ces professeurs qui offrent aux élèves les outils pour s’autonomiser dans leur travail. Génie civil, comptabilité, stylisme, animation culturelle, communication marketing, biologie... profils et formations sont très divers, alors qu’enthousiasme et motivation sont partagés. Coralie confie que les Français sont très bien accueillis. Avec des amis brésiliens, chinois, japonais, elle apprécie cette opportunité de partager avec d’autres cultures tout en gardant une solidarité réunionnaise. "On se donne la main". Beaucoup commencent en famille d’accueil, comme Lorianne, pour ensuite passer en collocation avec des étudiants de toutes nationalités. “L’Auberge espagnole” en Australie... peut-être un prochain film pour La Réunion ?
Remise à niveau en anglais non financée
À 19 ans, Steven confie avoir plus appris en anglais en 3 mois de stage de remise à niveau, que pendant toute sa scolarité. Martine Gai de “Run Australia” qui assure l’interface entre la collectivité, les candidats à la mobilité et le système scolaire australien, déplore que ce stage préliminaire de remise à niveau ne soit pas intégré dans les bourses pour la formation professionnelle des jeunes alors qu’il représente une charge financière importante pour les familles. Une donnée à rajouter au panel de bourses départementales pour aider les familles à financer les études de leurs enfants (6.500 euros l’année en IUT). Pour plus de renseignements "http://www.cg974.fr"
Estéfani
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