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11 janvier 2018, par

Depuis mardi, la route du littoral est fermée. Les usagers d’autres routes subissent des perturbations en raison de travaux. Ces problèmes rencontrés sur le réseau routier découlent du passage à plusieurs centaines de kilomètres des côtes de La Réunion d’une tempête tropicale, un phénomène courant en cette saison. Or dans moins de trois semaines, plus de 200.000 élèves et leurs encadrants vont retrouver le chemin de l’école, en pleine période cyclonique. Autant dire que La Réunion n’est pas à l’abri d’importants embouteillages si jamais un autre phénomène météo caractéristique du climat tropical de notre île arrive encore dans les parages.
Les Réunionnais n’ont pas fini de subir les conséquences du passage au large d’Ava, une tempête tropicale. C’est un phénomène courant du fait de la géographie de La Réunion. Ava est passé à plusieurs centaines de kilomètres au large. Les perturbations sont pourtant considérables. En effet, depuis mardi, la route du littoral est fermée. Les routes de Salazie et de Cilaos sont en travaux, avec des coupures pendant la journée. Autant dire que la circulation est difficile.
Ce sont les vacances d’été en ce moment à La Réunion. Les établissements scolaires et universitaires sont fermés. Cela concerne plus de 200.000 élèves et étudiants, ainsi que leurs encadrants. Ce sont aussi les congés du BTP pour 17.000 salariés. C’est en ce moment que la circulation est la moins dense de l’année. Cela n’empêche pas d’importants embouteillages à l’entrée de la route de la Montagne qui est la déviation de la route du littoral. C’est un bloc de 250 tonnes menace de tomber sur la chaussée. Les travaux vont durer. La fermeture est prévue pour au moins quatre jours et pourrait se prolonger.
Les conséquences d’Ava, simple tempête tropicale, sont importantes. Elles seraient d’une plus grande ampleur si jamais un phénomène météo d’une force au moins équivalente avait touché La Réunion pendant la période scolaire. Or les élèves vont rentrer dans moins de trois semaines, au cœur de l’été et donc au moment où les risques de cyclone sont logiquement plus élevés.
C’est la conséquence d’un calendrier scolaire qui a fait diminuer progressivement la durée des vacances d’été pour allonger celles de l’hiver. Ainsi, au lieu de rentrer fin février-début mars pour laisser passer la période la plus chaude, il s’agit d’organiser la rentrée scolaire avant la fin de mois de janvier, en sachant que les élèves sont partis en vacances le 23 décembre.
C’est un choix à contre-courant de la réalité géographique, mais qui permet au calendrier scolaire de La Réunion de se rapprocher de celui de la France. S’il était pédagogiquement intéressant de limiter les vacances d’été à un mois et de faire durer celles d’hiver plus d’un mois, nul doute que ce calendrier serait en vigueur en France. Force est de constater que ce n’est pas le cas.
Organiser la rentrée à la fin du mois de janvier, c’est prendre le risque de perdre des journée de cours à cause des alertes cycloniques. C’est aussi contribuer aux embouteillages qui paralysent l’île quand les dégâts des tempêtes entraînent des fermetures de route.
Cela repose la question d’un calendrier scolaire adapté au climat de notre île.
M.M.
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Messages
12 janvier 2018, 02:33, par Maillot Joseph Lucay
Effectivement le calendrier scolaire devrait s’adapter au climat . Les enfants devraient travailler surtout pendant les périodes durant lesquelles le climat est le plus favorable et être en vacances pendant la période la plus chaude . Si on suit ce raisonnement de base , l’année scolaire devrait se terminer vers la fin novembre ou au début décembre et recommencer vers la fin février , début mars . Ce qui correspondrait aux vacances de juillet Août en France métropolitaine .
Certes, on devrait toujours avoir des petites vacances scolaire à l’occasion de certaines fêtes religieuses importantes ou à l’occasion des commémorations des évènements importants qui ont marqué l’histoire de notre pays , mais la coupure la plus longue devrait se situer en été c’est à dire pour la réunion en décembre janvier et février .
C’est vrai que ce calendrier ne plaira pas beaucoup aux enseignants venus de France métropolitaine qui ont l’habitude d’aller passer leur vacance dans leur région d’origine et qui bien entendu préféreraient s’aligner sur le calendrier scolaire métropolitain. Mais à mon avis ce n’est pas l’intérêt des enseignants qui doit être prioritaire mais celui des enfants .