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Université de La Réunion : Journée réorientation-mobilité
31 octobre 2005

L’Université de La Réunion aide à la réorientation des étudiants mal aiguillés, inscrits par défaut. Jeudi dernier, le SCAOIP organisait une journée permettant la rencontre entre étudiants et divers organismes de formation et de mobilité.
La Journée réorientation-mobilité organisée jeudi à l’Université part d’un constat. Selon Julien Baddour, directeur du Service commun d’accueil, d’orientation et d’insertion professionnelle (SCAOIP), trop d’étudiants sont encore livrés à eux-mêmes dans le système universitaire. Notant le faible taux de réussite chez les étudiants titulaires d’un Baccalauréat professionnel ou technologique, son service a transmis une invitation à 1.500 étudiants, à adresse personnelle.
Selon ses propos, le manque de places dans les classes de BTS et d’IUT oblige les bacheliers issus des filières professionnelles et technologiques, à se replier sur des cursus souvent inadaptés à leur choix professionnel. Le SCAOIP entend aider ces étudiants "dans le sens humain du terme “aider”", précise Julien Baddour.
Un étudiant mal orienté se retrouve dans une situation de remise en cause de son avenir. D’où l’importance de l’orienter vers la filière et le métier de son choix. Dans le hall d’entrée de la Faculté de droit et d’économie, un parterre de centres de formation attendait jeudi les étudiants pour les conseiller. Entre autres l’AFPAR, FORMA Conseil, Form’Action, SUPINFO OI. Par ailleurs, les 2 organismes s’occupant de la mobilité, le CNARM et l’ANT, étaient présents lors de la manifestation. Il est vrai que ceux qui n’ont pu entrer dans un cursus BTS, faute de place, peuvent tenter l’expérience dans une autre académie, mais devront pour la majorité attendre 1 an pour pouvoir bénéficier de ces cours.
Accompagner l’étudiant
Julien Baddour note que les étudiants inscrits peuvent et doivent poursuivre leur première année, et valider cet acquis. Par ailleurs, un réseau de tuteurs est là, présentement, pour accompagner les nouveaux étudiants dans leurs démarches pour leur adaptation au système universitaire. Une centaine de tuteurs, payés par le Conseil général, s’y attèlent. Les étudiants "esseulés" se font rare sur le campus. Toutefois, le SCAOIP note l’importance d’un meilleur partenariat avec le secondaire, mais aussi avec les entreprises réunionnaises. Soit, il est utile d’organiser des journées portes ouvertes pour les lycéens, pour que ceux-ci découvrent l’Université, sa fonction. Encore faut-il que ces derniers veuillent entreprendre un cursus universitaire ! Le SCAOIP privilégie donc l’aide à l’élaboration de projets d’études et/ou d’insertion professionnelle. Malheureusement, les organisateurs reconnaissent qu’il est difficile d’établir le taux de réorientation au terme d’une journée comme celle-ci.
Bbj
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