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Manifestation de parents d’élèves à Saint-Paul
26 avril 2012, par

Les parents des enfants des classes européennes d’anglais du collège des Aigrettes manifestaient hier devant l’établissement pour le rétablissement de la continuité pédagogique pour les élèves de 3ème et 4ème du Lycée Evariste de Parny à Plateau Caillou.
Les parents des enfants de la 4ème et 3ème européennes d’anglais du collège des Aigrettes sont en colère contre le Rectorat. Après l’échec de la réunion qui s’est tenue vendredi 20 avril au Rectorat, ils ont décidé de durcir le ton. Il n’y aura de continuité pour leurs enfants au lycée puisqu’il n’y a pas de classe européenne d’anglais prévue au Lycée Evariste de Parny à Plateau Caillou. Pour toute la commune de Saint-Paul, une seule classe d’européenne est prévue à Saint-Paul IV, à Bois de Nèfles. Pour le recteur, la porte à côté, mais pour toute personne au courant des problèmes de circulation que connait la commune le matin, un trajet de minimum 1 heure s’il n’y a pas eu de problème ce jour-là.
Le Rectorat a choisi « d’étendre » ces classes européennes sur toute la surface de la commune, donc seulement 3 classes existeront l’année prochaine, une par langue (anglais, espagnol et allemand). Pas suffisant déjà pour recevoir tous les élèves des classes européennes des collèges. Normalement, il devait y avoir à Evariste de Parny une classe d’anglais et une d’espagnol, comme annoncé aux parents dès le départ. Pour le Rectorat, c’est une erreur des parents, cette classe n’a jamais été prévue. Bizarrement, cette classe qui soi-disant n’existe que dans l’imagination des parents est référencée par l’ONISEP, et donc par le Ministère de l’Éducation.
Les parents sont en colère, car pour leurs enfants, les seuls choix laissés par le Rectorat sont soit l’école privée comme à “Maison Blanche” où la continuité collège/lycée des classes européennes existe, ou l’abandon. « Où est la liberté de choisir le public, s’insurge Patrick Giancone, un des parents. C’est un scandale, c’est une éducation à deux vitesses entre le privé et le public, on enlève des moyens à l’école publique au détriment de nos enfants ».
Pour M. Melin, conseiller général présent sur place, la colère des parents est légitime. « Cela confirme la mécanique du gouvernement de casse de l’Éducation nationale, seul moteur de l’égalité des chances », souligne-t-il.
Les classes européennes offrent un enseignement de langue renforcé de 2 heures par semaine. Enseignement primordial pour ces parents et ces enfants qui ont fait le choix de travailler plus pour acquérir un bon niveau en langue, pour se préparer à un monde du travail de plus en plus dur où la connaissance des langues est un atout important. « Beaucoup de pays de la zone parlent anglais, souligne un des parents, on entend beaucoup parler de liens à approfondir avec ces pays, mais on ne permet pas à nos enfants d’acquérir les bases nécessaires. Il serait pourtant facile de remettre en place ce dispositif ».
CF
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