Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Rapport Thélot
14 octobre 2004

Présenté au Premier ministre, le rapport Thélot est une étape vers la prochaine loi d’orientation sur l’école. Il suscite des réactions mitigées chez les organisations syndicales. Points de vue du SGEN-CFDT, du CNGA-CGC et de SUD-Éducation Réunion.
Le propositions du rapport Thélot sont à l’origine de réactions diverses au sein de trois formations syndicales. Dans un communiqué diffusé hier, "le SGEN-CFDT partage le principe des 8 programmes d’action exprimés dans le rapport de la commission Thélot. Mais les intentions affichées ne sont pas toujours suffisantes".
Le syndicat "se félicite de la mise en avant du principe d’un socle commun dans le cadre de la scolarité obligatoire". Mais, poursuit-il, "le contenu de ce socle ne doit pas être étriqué et conduire à de nouvelles filières au niveau du collège". Et de préciser que "ce socle doit être ambitieux".
Le SGEN-CFDT "se réjouit du rappel de la politique des cycles et de la mise en avant d’une meilleure continuité éducative école/collège". Par contre, il se déclare "opposé à la création de chefs d’établissements dans le premier degré, proposition qui ne répond pas aux problèmes actuels de fonctionnement et de direction dans l’école".
Pour le SGEN-Réunion, "la mise en œuvre du partenariat ne doit pas se traduire par la disparition dans les établissements des personnels de santé/sociaux et d’orientation". S’il estime que "ce rapport comporte des éléments pertinents pour discuter de la future loi d’orientation", le SGEN-CFDT "attend à présent que le ministre François Fillon ouvre des négociations qui prennent aussi en compte la nécessité de donner au service public d’éducation les moyens de conduire effectivement tous les jeunes à la réussite".
Même sentiment mitigé du côté du CNGA-CGC. S’il se dit d’accord avec "la définition d’un socle commun de connaissances, à condition qu’en soit contrôlée la maîtrise à tout niveau", l’organisation syndicale "s’insurge contre le projet de multiplier les tâches et d’augmenter le temps de présence des "profs bons à tout faire", dans les établissements".
Pour le CNGA, il faut que "l’Éducation nationale recrute davantage de personnels complémentaires indispensables (d’éducation, de santé, administratifs...) ainsi que des assistantes sociales". Enfin, les syndicalistes tiennent à souligner que "le rapport Thélot n’a pas force de loi ; c’est au Politique de prendre les décisions après concertation avec les organisations syndicales".
Autre syndicat à réagir : SUD Éducation est lui franchement contre les propositions du rapport Thélot. Il affirme que "comme prévu, la voie préconisée par la commission Thélot est celle de la libéralisation de l’éducation, au service du MEDEF et des classes dominantes".
Selon SUD, chaque établissement scolaire risque de devenir une PME. Les propositions contenues dans le rapport sont la porte ouverte à la "casse de la formation initiale et des diplômes" et au "développement de la formation continue payante".
SUD déplore que le "socle commun" ne comprenne pas "la culture générale, les arts, l’EPS, l’histoire, la géographie, les sciences". Précisant que "la plupart des pistes proposées ont déjà été inscrites dans la loi par les gouvernements Jospin et Raffarin", SUD Éducation Réunion "ne peut que recommander aux personnels, aux parents, aux élèves d’entrer en lutte contre cette école de la répression et de la régression sociale".
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