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Mobilité : les difficultés d’un parcours d’étudiant
24 février 2005

Lorsqu’on a un fils qui étudie dans une école de commerce en France, on fait le maximum pour l’aider. Jonas Partula, conscient des aides publiques dont bénéficient déjà les jeunes Réunionnais, soulève un problème pratique.
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"Il est plus facile de faire des études maintenant". Jonas Partula se souvient de sa propre jeunesse, de son arrivée en 1969 au foyer réunionnais "qui nous hébergeait quelque temps avant qu’on trouve un logement à Paris". L’ancien postier, devenu pompier à Saint-Denis, compare les facilités dont bénéficie actuellement son fils Jonathan, 22 ans, qui a intégré une école de commerce à Pau.
"Les gamins sont bien aidés par une bourse du Conseil général de La Réunion, la prise en charge des études par le Département, le voyage Réunion Métropole payé par le CROUS (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires)", recense le papa.
Oui mais... Car il y a un "mais".
Entre sa première et sa deuxième année d’école de commerce, le jeune homme doit effectuer un stage à l’étranger. La destination est vite trouvée : une entreprise en Inde, où il travaillera six mois. Puis au retour, il a déjà trouvé sa place pour un stage dans une entreprise de région parisienne. C’est là où tout se corse, pour un petit, tout petit problème de logement.
Une liste d’associations
Car le logement à Paris, c’est tout un poème, surtout avec des revenus modestes. Le Conseil général de La Réunion a réservé des chambres à la Cité universitaire internationale... Mais elles ne sont accessibles qu’aux jeunes inscrits dans les universités parisiennes.
Apparemment, Jonas Partula a frappé à toutes les portes pour se renseigner. Au service "mobilité" du Conseil général, on lui a même fourni la liste des associations réunionnaises qu’il peut contacter.
Mais rien ne prouve que ces associations pourront trouver un logement pour Jonathan, ou pour d’autres étudiants dans son cas. Le père propose : "Pourquoi ne pas créer une sorte de Maison de l’étudiant réunionnais à Paris ?" Un relais de la machine du Département en région parisienne, qui rendrait service à tous les jeunes Réunionnais, les aidant notamment à trouver un logement à loyer raisonnable.
Malgré les aides conséquentes dont bénéficient les étudiants réunionnais, ceux-ci s’acquittent personnellement des dépenses obligatoires, comme l’achat du billet d’avion aller-retour pour l’Inde (environ 1.000 euros) et le coût des vaccins. En d’autres termes, même en vivant chichement pendant leurs études, ils n’ont pas les moyens de payer un logement à Paris sur le marché privé pendant quelques mois. Jonas Partula voudrait bien aider son fils, mais ne voit plus à quelle autre porte frapper.
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